Les Gazaouis luttent pour obtenir de l'eau potable, et les récents cessez-le-feu n'apportent aucune amélioration significative. Selon une enquête du Guardian, l'armée israélienne a abattu trois travailleurs essentiels au sein du secteur hydraulique.
Un ingénieur a été tué dans une frappe aérienne à al-Zein, au nord de Gaza, pendant qu'il effectuait des maintenances sur des infrastructures vitales. L'incident a également blessé quatre personnes et causé des dommages significatifs à une source d'eau essentielle pour la communauté locale.
Le 17 avril, deux chauffeurs employés par l'Unicef ont perdu la vie à Mansoura, où ils apprenaient l'eau pour la population. L'Unicef a également souligné que ce site est le seul point de ravitaillement alimentant la ville de Gaza. Elle a fermement condamné ces actes, rappelant que les travailleurs humanitaires et les infrastructures civils tels que les installations hydrauliques doivent être protégés en vertu du droit international humanitaire.
Une situation sanitaire catastrophique
La quasi-totalité de la population de Gaza a été contrainte de fuir leurs foyers à la suite des bombardements israéliens. En effet, le conflit avec le Hamas, déclenché après l'attaque sans précédent du groupe islamiste le 7 octobre 2023, a décimé le tissu social et économique de la région. Actuellement, 1,7 million d'individus sur les plus de deux millions que compte Gaza vivent dans des camps, souffrant de conditions déplorables, selon les Nations Unies.
Comme l'indique le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), les conditions de vie dans ces camps sont marquées par une présence accrue de nuisibles et de parasites.
Des attaques ciblées
Au cours des 2,5 années de conflit, les frappes israéliennes ont entraîné des destructions catastrophiques sur les infrastructures d'approvisionnement en eau. Omar Shatat, directeur adjoint du service des eaux de Gaza, a déploré la perte de 19 de ses employés impliqués dans des travaux de réparation et de distribution.
Actuellement, les Gazaouis n'ont accès qu'à une moyenne de sept litres d'eau potable par jour, tandis que les Nations Unies estiment qu'un individu devrait avoir entre 50 et 100 litres d'eau. La situation est d'autant plus alarmante que Laureline Lasserre, responsable des affaires humanitaires pour Gaza chez Médecins Sans Frontières, souligne que l'absence d'eau fraîche étant une cause directe d'innombrables maladies dans la région.
Lorsqu'approchée par BFMTV, l'armée israélienne a redirigé nos questions vers le Cogat, mais n'a pas fournit de réponse à nos sollicitations.







