Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a justifié ces frappes, arguant que le Hezbollah représente une menace persistante pour la sécurité israélienne. Selon les autorités libanaises, parmi les victimes figurent des enfants, et l'agence nationale d'information (ANI) a rapporté que plusieurs localités du sud du Liban ont été visées.
Selon les déclarations du ministère libanais de la Santé, les frappes ont entraîné la mort d'une femme et blessé des enfants au cours de ces bombardements qui surviennent malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril.
Israël a confirmé avoir détruit plus de 50 infrastructures qu'il accuse d'être utilisées par le Hezbollah pour coordonner des attaques contre son territoire. Le Hezbollah, quant à lui, a revendiqué des attaques en réponse aux offensives israéliennes, notamment contre des véhicules militaires israéliens dans le sud du Liban.
Les forces israéliennes affirment qu'elles continueront d'agir tant que des menaces persistent, avec Netanyahu déclarant qu'il reste encore des capacités opérationnelles significatives du Hezbollah à neutraliser.
Des tensions croissantes
Les deux parties s’accusent d'enfreindre le cessez-le-feu prolongeant d’un mois les tensions. Netanyahu a évoqué la nécessité d’une combinaison de mesures opérationnelles et technologiques pour contrer le Hezbollah, qui selon lui conserve environ 10 % de ses capacités militaires initiales.
Le président libanais, Joseph Aoun, a appelé à la fin de l'état de guerre avec Israël tout en rejetant un accord qu'il jugeait humiliant pour le Liban. Le ministre israélien de la Défense a averti que le Hezbollah joue avec le feu, risquant de succomber à ce conflit qui fait déjà de nombreuses victimes des deux côtés.
Avec plus de 2.520 personnes tuées et des milliers blessées depuis le début des hostilités, la situation au Liban est alarmante. Des efforts pour négocier la paix semblent insatisfaisants jusqu'à présent, alors que chaque camp se prépare à continuer la lutte.







