L'Union européenne envisage des mesures supplémentaires contre des colons israéliens responsables de violences à l'encontre des Palestiniens en Cisjordanie. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé qu'une décision pourrait être prise «dans les prochains jours».
En mai dernier, l'UE avait déjà imposé des sanctions, dont le gel des avoirs et l'interdiction d'entrée sur le territoire européen à trois individus et quatre entités, en réaction à des «abus sérieux et systématiques» constatés dans cette région occupée depuis 1967. Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a dénoncé ces mesures comme une «faillite morale» de l’UE.
«On pourra aller plus loin et dans les prochains jours, de nouvelles sanctions pourraient être prises», a déclaré Barrot au micro de RTL. Il a exprimé son inquiétude face à l’«intensification de la colonisation illégale en Cisjordanie», affirmant qu’«on n'a jamais vu ça depuis des années et peut-être des décennies».
Ces sanctions, marquant un «appel pour que le gouvernement israélien prenne ses responsabilités», visent également à contenir la violence qui pourrait nuire à l'autorité de l'État israélien, selon Barrot. Le climat de tensions s'est aggravé depuis le début du conflit entre Israël et le Hamas, avec un lourd bilan humain : plus de 1 080 Palestiniens ont trouvé la mort en Cisjordanie depuis l’attaque du 7 octobre 2023, un chiffre qui inclut aussi bien des combattants que des civils, selon un rapport de l'AFP basé sur les données fournies par l'Autorité palestinienne.
Parallèlement, en vertu des informations provenant des autorités israéliennes, au moins 46 Israéliens, parmi lesquels des civils et des militaires, ont été tués lors de représentations d’attaques ou d'opérations militaires en réponse aux violences croissantes.







