Une mobilisation inédite pour un drame insupportable
Des centaines de personnes se sont réunies ce dimanche à Fleurance, vêtues de t-shirts blancs ornés de l'inscription «Plus jamais ça!», en hommage à Lyhanna, la collégienne tragiquement retrouvée morte quelques jours après sa disparition. La marche, qui a débuté dans le silence le plus complet, a vu les parents de la victime ouvrir le mouvement, portant une banderole qui témoigne de la douleur et de la solidarité de toute une communauté.
Aux côtés des parents, le maire de Fleurance, Grégory Bobbato, a accompagné cette initiative, qui a attiré au moins 5000 personnes, témoignant d’un ras-le-bol collectif face à cette tragédie. On pouvait lire sur les banderoles des slogans poignants comme «Lyhanna on t’aime, tu nous manques». Cette marche représente non seulement un hommage à la jeune fille, mais aussi une demande forte pour un changement dans la gestion judiciaire des affaires similaires.
Lyhanna, âgée de seulement 11 ans, avait disparu le 29 mai dernier alors qu'elle sortait de son collège. Son corps a été retrouvé le jeudi suivant à Puycasquier, suscitant une onde de choc à travers le pays. L’enquête, qui a pris une tournure douloureuse, a abouti à la mise en examen de Jérôme B., principal suspect, actuellement en détention. Cette affaire soulève des questions académiques et sociales sur le traitement des plaintes relatives aux violences faites aux mineurs, un sujet qui résonne particulièrement après des incidents similaires dans le passé.
Comme le souligne Marie L., psychologue et experte en prévention des violences faites aux enfants, « il est impératif de revoir et de renforcer notre approche face à ces tragédies pour protéger nos jeunes ». Cette marche blanche, en plus de son caractère mémorial, vise à éveiller les consciences et à exiger une réforme systémique pour éviter qu’un tel drame ne se reproduise.
Les participants, en unisson, ont fait entendre leur voix, portant ce message fort : l'impératif d'un monde sans violence. Le souvenir de Lyhanna perdurera dans la mémoire collective de la nation.







