Ce vendredi 12 juin, le chef de la diplomatie iranienne a assuré que l’accord avec les États-Unis, visant à mettre un terme aux conflits déclenchés par des frappes israélo-américaines depuis le 28 février, pourrait être signé virtuellement dans les prochains jours.
« Une fois que nos négociations seront finalisées, nous procéderons à la signature numérique de l’accord », a-t-il précisé lors d’une interview à la télévision d’État. « Nous sommes très près d’aboutir à quelque chose de concret. J’ai bon espoir que cela se concrétise rapidement », a-t-il ajouté.
Cependant, le ministre a averti que des obstacles demeurent, mentionnant que des forces externes, notamment le régime sioniste, cherchent à torpiller l’accord. « Cet accord a des ennemis qui, à travers divers prétextes, tentent d’entraver sa mise en œuvre », a-t-il déclaré.
La levée du blocus, un enjeu majeur
Abbas Araghchi a également souligné que la levée du blocus naval américain sur les ports iraniens est un point central de l'accord. Selon ses mots, « le blocus naval doit être complètement levé. C'est un des premiers éléments mentionnés dans cet accord », ce qui est crucial pour redynamiser l’économie iranienne affectée par des sanctions.
Il a également évoqué des discussions en cours avec Oman concernant la gestion du détroit d'Ormuz, un corridor vital pour le transport des hydrocarbures, soulignant que son administration doit s’adapter aux nouvelles réalités géopolitiques.
Téhéran réaffirme son engagement pacifique
En parallèle, le ministre a fermement nié que l'Iran envisage de développer des capacités nucléaires militaires. « Notre position a toujours été de diluer nos stocks d'uranium enrichi à 60% sur le sol iranien », a-t-il déclaré, afin de dissiper toute inquiétude à l’international concernant des ambitions nucléaires militaires.
Ce rapprochement avec les États-Unis pourrait marquer un tournant dans la diplomatie iranienne et les relations interétatiques au Moyen-Orient, notamment si les accords se concrétisent dans un avenir proche. Les prochaines semaines seront cruciales pour mesurer les avancées de ces négociations qui, si elles réussissent, pourraient redéfinir l'équilibre des forces dans la région.
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