Le 12 juin, au tribunal de Paris, le procureur a requis jusqu'à huit ans de prison ferme pour six Géorgiens accusés d'avoir dérobé des ouvrages rares, dont ceux d'Alexandre Pouchkine, dans plusieurs établissements prestigieux tels que la bibliothèque Diderot à Lyon et la Bibliothèque nationale de France à Paris. Ces incidents, survenus en 2023, soulèvent des questions sur la protection du patrimoine littéraire français.
Pouchkine, considéré comme le père de la littérature russe, auteur de chefs-d'œuvre tels qu'Eugène Onéguine et Boris Godounov, est l'un des nombreux écrivains dont les œuvres ont été visées. Les avocats des accusés soutiennent qu'une relaxe est justifiée ; cependant, le procureur a affirmé que les actes constitueraient "un véritable vol de trésor", qualifiant l'opération de "massive, organisée et cynique".
Trois des prévenus comparaissent en détention, dont deux hommes ayant déjà purgé des peines à l'étranger. Mikheïl Z., 50 ans, a été condamné en Lituanie à trois ans et quatre mois pour des vols similaires, tandis que Beqa T., 49 ans, a écopé de trois ans et six mois en Estonie. Une femme est jugée en liberté et deux autres suspects sont absents, condamnés à cinq ans de prison en Géorgie, un pays qui refuse l'extradition de ses citoyens.
Ce procès met en lumière non seulement les crimes contre le patrimoine culturel, mais également les défis auxquels sont confrontés les systèmes judiciaires européens pour lutter contre de tels actes. L'obsession pour des œuvres littéraires précieuses révèle des enjeux commerciaux et culturels importants, comme l’a souligné Le Monde.







