L'éventuel accord entre Washington et Téhéran pourrait signaler un nouveau chapitre pour les grandes institutions internationales. À une époque où Donald Trump avait affaibli le rôle de ces organismes, cette entente pourrait rétablir la légitimité de l'ONU et de l'AIEA dans la régulation des sujets nucléaires.
Le protocole d'accord entre les États-Unis et l'Iran, annoncé le 14 juin, vise à revitaliser le rôle crucial des institutions internationales, notamment pour ce qui concerne le programme nucléaire iranien. Ce dernier, souvent perçu comme épineux, reste une question délicate à aborder. En substance, l'Iran est autorisé à développer des activités nucléaires civiles, essentielles pour la production d'électricité. Toutefois, la situation se complique en ce qui concerne le développement d'armements nucléaires. Le consensus international reste que l'Iran ne doit pas devenir une puissance nucléaire, une ligne rouge établie depuis les années 1950, qui a perduré sous le régime actuel.
Les experts estiment que cet accord pourrait ouvrir la voie à une coopération internationale renforcée. Jean-Claude Trichet, ancien président de la Banque centrale européenne, souligne que la paix globale dépend de la gestion des tensions au Moyen-Orient. De même, des analystes de France24 notent que l'adhésion des États-Unis à un cadre multilatéral pourrait avoir des effets positifs sur la stabilité régionale.
Malgré les promesses renouvelées de dialogue, les réactions en Europe restent prudentes. Certains pays déplorent l'incertitude qui plane autour des engagements que prendra Téhéran dans ce contexte. Mais pour beaucoup, la perspective d'un retour des institutions internationales sur le devant de la scène est un développement positif, susceptible de renforcer la sécurité mondiale.







