Au Royaume-Uni, Nigel Farage, figure montante du Brexit et actuel leader de Reform UK, pourrait se retrouver en compétition uniquement avec "Count Binface", un candidat farceur connu pour son look improbable. Cette situation fait suite à sa démission comme député, événement qui a déclenché la législative partielle.
Farage est actuellement sous les projecteurs pour des accusations de non-déclaration de dons substantiels de donateurs juste avant son élection comme député en juillet 2024 à Clacton-on-Sea, dans le sud-est de l'Angleterre.
Il a justifié sa décision de déclencher ces élections partielles en appelant les électeurs à "juger ses actions".
Un personnage empreint d'humour
Surprenant, les grands partis, y compris les travaillistes, les conservateurs, les Verts, les libéraux-démocrates, ainsi que le parti d'extrême droite Restore Britain, ont tous choisi de ne pas présenter de candidat, choisissant ainsi de boycotter ce scrutin.
Pour l'instant, le seul challenger est "Count Binface", porté par le comédien Jon Harvey. Ce dernier, connu pour son déguisement en poubelle – cape longue et costume futuriste – défend un programme un brin loufoque.
Sur le réseau X, il se décrit comme "Politicien de l'espace. Candidat potentiel aux élections législatives partielles de Clacton-On-Sea. Sain d'esprit". Mardi, il a même posté: "En route pour Clacton".
Interrogé par la BBC, il a admis qu'il n'était pas confiant quant à ses chances de succès, mais a déclaré: "Mon rôle est de célébrer et de défendre les merveilles de la démocratie britannique!".
Une candidature atypique
"Count Binface" a mis en question les raisons pour lesquelles les partis n'ont pas souhaité s'opposer à lui, se demandant s'ils avaient peur de son charisme unique.
Cela n’est pas la première fois qu'il se lance dans une telle élection, ayant déjà participé à celle de Makerfield en juin dernier, où son concurrent travailliste Andy Burnham avait décroché la victoire. Il a également eu l'occasion de se mesurer au premier ministre de l’époque, Rishi Sunak, ainsi qu'à Boris Johnson en 2019.
Ces précédentes campagnes lui ont permis de faire connaître son humour singulier, promettant par exemple de "réduire vos impôts tout en augmentant ceux des autres", et de promouvoir "le wifi dans les trains. Et aussi des trains qui fonctionnent". Il avait réussi à obtenir seulement 95 voix, soit 0,21% des suffrages exprimés.







