Dans une allocution marquante donnée le 3 janvier depuis sa résidence en Floride, Donald Trump a fait une annonce retentissante suite à une opération militaire audacieuse qui a abouti à l'arrestation de Nicolás Maduro, président du Venezuela. Trump a affirmé que les États-Unis s'engageraient à 'diriger' le Venezuela dans l'attente d'une transition pacifique du pouvoir. Ce geste, qu'il qualifie d'"extraordinaire campagne militaire", a vu la participation de près de 150 appareils militaires, et a été planifié pendant plusieurs mois.
Le président américain a décrit comment les forces américaines ont réussi à neutraliser les capacités militaires vénézuéliennes en plongeant Caracas dans l'obscurité lors de l'opération. Cette action spectaculaire vise non seulement à mettre fin au régime de Maduro, qui, selon Trump, représente une menace croissante pour la sécurité nationale américaine, mais aussi à relancer l'économie vénézuélienne, notamment son industrie pétrolière, aujourd'hui en détresse. Le président a promis que les entreprises américaines seraient autorisées à revenir au Venezuela pour investir massivement et reconstruire le pays.
Des spécialistes de la géopolitique s'interrogent sur les implications de cette opération. Par exemple, l'expert en relations internationales, François Heisbourg, a souligné dans une récente interview à Le Monde que cette intervention pourrait provoquer de vives tensions avec d'autres acteurs latino-américains et potentiellement compliquer les relations diplomatiques des États-Unis avec des pays comme Cuba et la Colombie. Les déclarations de Trump concernant son homologue colombien, Gustavo Petro, ajoutent une couche d'incertitude à la situation régionale.
La capture de Maduro est également travaillée par des enjeux économiques, Trump en a commercialisé le potentiel en précisant que les compagnies pétrolières américaines allaient investir à hauteur de milliards pour revitaliser les infrastructures pétrolières du pays. 'Notre priorité', a-t-il déclaré, 'est de protéger les citoyens vénézuéliens et de contrôler les cartels.' En revanche, une transition vers une gouvernance centrée sur des dirigeants tels que María Corina Machado semble compromise, Trump la jugeant inappropriée pour ce rôle, initiant ainsi un débat sur la légitimité des futurs dirigeants./p>







