Des actes de violence insupportables ont frappé un village dans l’ouest du Nigeria, où plus de 30 personnes ont été tuées et plusieurs enlevées lors d'une attaque menée par des groupes criminels connus sous le nom de « bandits ». Ces derniers, qui terrorisent les communautés depuis des années, ont fait irruption dans le village de Kasuwan Daji, dans l'État du Niger, incendiant des marchés et pillant des boutiques à la recherche de provisions.
Selon un communiqué de la police locale, cette attaque, survenue samedi soir, a ajouté un nouveau chapitre à la série d'attaques violentes qui ravagent le pays. Wasiu Abiodun, porte-parole de la police de l'État, a déploré que "plus de 30 victimes ont perdu la vie pendant cette agression". Cependant, le diocèse catholique de Kontagora a rapporté dans un post Facebook que le nombre de morts pourrait dépasser 40, soulignant que les forces de sécurité n'étaient pas présentes pour protéger les habitants.
Les attaques de gangs au Nigeria ne sont pas nouvelles. Elles ont été intensifiées par la fuite présumée de terroristes du groupe État islamique, ayant évité des frappes américaines, selon des sources gouvernementales. Le président nigérian Bola Tinubu a ordonné une chasse aux assaillants, promettant que ceux qui soutiennent ces groupes criminels seraient également traduits en justice.
Importante pour la situation sécuritaire, l'Eglise catholique locale a souligné que les victimes de cette attaque étaient diversifiées, représentant à la fois des chrétiens et des musulmans. "Les balles ne font pas de distinction entre les religions", a déclaré Mohammed Idris, ministre de l'Information. Cette remarque fait écho à la perception croissante que les autorités manquent de moyens pour prévenir ces violences, une préoccupation reconnue par de nombreuses ONG et moyens d'information, tels que Le Monde.
Dans les heures qui ont suivi l'attaque, la sécurité est devenue un sujet de conversation brûlant, alors que la population ressent une angoisse croissante face à l'incapacité apparente des forces de l'ordre à protéger les civils. Les violences continuent de ronger le tissu social nigérian, exacerbées par des conflits entre agriculteurs et éleveurs ainsi qu'un environnement politique instable. Les civils, craignant de devenir de plus en plus des cibles, ese risquent d’être piégés entre les feux croisés des bandits et des forces gouvernementales.
Alors que la veille de Noël, un attentat-suicide a tué plusieurs personnes dans une mosquée située dans l'État de Borno, il est évident que la lutte pour stabiliser le pays est un défi de grande envergure. Les critiques émanant des États-Unis face à l'inefficacité du Nigeria à maîtriser la violence ajoutent une pression supplémentaire sur le gouvernement de Tinubu. La route vers une paix durable au Nigeria semble plus ardue que jamais.







