Lors d'une cérémonie marquée par des émotions fortes, Delcy Rodriguez a été officiellement investie présidente par intérim du Venezuela le 5 janvier 2026. Prête à diriger le pays pour 90 jours renouvelables, elle a prêté serment devant une Assemblée nationale soumise aux tumultes politiques actuels, notamment l’arrestation de l’ancien président Nicolás Maduro.
« Je me présente avec douleur en raison de l’enlèvement de deux héros qui sont otages aux États-Unis », a déclaré Rodriguez. À une époque déjà instable, cette passage de pouvoir résonne comme un tournant historique. Les luttes autour de l’avenir du Venezuela s’intensifient, alors que Maduro, capturé quelques jours auparavant, a plaidé non coupable devant un tribunal à New York. Son sort reste incertain alors qu'une audience est prévue pour le 17 mars prochain.
Son investiture a reçu un large soutien, non seulement parmi les membres du gouvernement mais également de l'armée, renforçant ainsi sa position pour naviguer dans une période tumultueuse. Rodriguez, qui était auparavant vice-présidente, a pris les devants à un moment où le pays est en proie à des tensions internes et à des accusations d'intervention étrangère.
La cérémonie a aussi symbolisé l’unité au sein des cercles de pouvoir vénézuéliens. Elle s’est tenue sous l’œil attentif de son frère Jorge Rodriguez, tout juste réélu président de l’Assemblée, ainsi que du fils de Maduro, Nicolás Maduro Guerra, qui a prêté serment tout en portant la Constitution. Ce geste visait à affirmer la continuité du régime en place face aux défis rencontrés.
Des analystes politiques ont vu dans ce passage de pouvoir une opportunité mais aussi un risque. « C'est un moment décisif pour le Venezuela, mais les défis économiques et sociaux demeurent », souligne un expert en politique latino-américaine, faisant référence aux crises de longue date qui frappent le pays. Les voix de la dissidence et de l'opposition continuent d’appeler à une amnistie pour les prisonniers politiques, soulignant ainsi la fracture existante au sein de la société.
En réponse aux manifestations de soutien pour Maduro, de nombreux partisans se sont rassemblés, porteurs de slogans disparates mais unis par une même détermination à défendre la souveraineté du pays contre les pressions extérieures. « Le Venezuela ne demande ni privilèges ni concessions, il exige le respect », a affirmé un manifestant, écho des préoccupations croissantes concernant l’ingérence étrangère dans ses affaires intérieures.
Dès à présent, la communauté internationale suivra avec attention les évolutions au Venezuela, en espérant que cette transition de pouvoir pourrait marquer le début d'une stabilité retrouvée. Alors que Delcy Rodriguez assume son rôle, l'avenir politique du Venezuela dépendra largement de sa capacité à naviguer entre les défis internes et les pressions externes, tout en gardant à l'esprit le bien-être de son peuple.







