À la veille d'événements marquants et à l'occasion de son premier livre de recettes, le chef Guillaume Gomez nous ouvre les portes des cuisines de l'Élysée pour partager son parcours captivant.
"Je ne sauve pas des vies, je ne fais que cuisiner". C'est ainsi que se décrit Guillaume Gomez, le chef des cuisines de l'Élysée. Plutôt que de se concentrer sur son titre de plus jeune Meilleur Ouvrier de France, obtenu en 2004 à seulement 25 ans, il préfère mettre en avant l'esprit d'équipe avec sa brigade. Doté d'une grande modestie, il fait preuve d'humour et de simplicité, ce qui lui vaut l'admiration de tous ceux qui croisent sa route.
Un chef au service de l'histoire
Le chemin de Guillaume Gomez vers le prestige n'a rien d'évident. À quatorze ans, il entre dans le monde de la cuisine sans connaître les bases. Il complète un BEP hôtelier à L'École de Paris des Métiers de la Table, apprenant véritablement le métier d'apprentissage. Son service national aux cuisines de l'Élysée en 1997 a marqué le début d'une collaboration de deux décennies. Pour lui, cuisiner pour le président représente une manière de servir son pays tout en incarnant les valeurs de liberté, égalité et fraternité.
Un livre de recettes pour transformer la cuisine
Souhaitant immortaliser ses recettes, Guillaume a publié en avril dernier Le Carnet de Guillaume Gomez, chef de l'Élysée. Cet ouvrage, accessible à tous, invite chacun à personnaliser les recettes. Loin des standards figés, il insiste sur l'importance de l'adaptation des plats aux goûts individuels. Il refuse aussi de présenter des images fixes de ses plats, encourageant ainsi ses lecteurs à expérimenter sans crainte de déroger au modèle.
Une cuisine responsable au cœur de l'Élysée
Guillaume Gomez est aussi un fervent défenseur d'une cuisine durable et respectueuse de l'environnement. Il prône une consommation responsable en n'utilisant que des produits de saison et du terroir français. "Consommer est un acte politique aussi précieux que voter", affirme-t-il. Sa brigade crée des plats respectant à la fois les producteurs et l'environnement, tout en évitant le gaspillage. Son approche tournée vers le bio fait de lui un écho fort des préoccupations contemporaines sur l'industrie alimentaire.







