La capture récente de Nicolás Maduro par les forces américaines marque un tournant décisif pour le Venezuela. Dans ce contexte, le président Donald Trump a illustré ses ambitions pour le pays sud-américain, prônant une implication directe des États-Unis dans son gouvernement.
Washington à l'avant-plan
Alors que Delcy Rodriguez, la vice-présidente, devrait assumer la présidence intérimaire, Trump a clairement exprimé le souhait de Washington de prendre les rênes à Caracas. Lors d'une conférence de presse en Floride, il a annoncé: « Nous allons diriger le pays jusqu’à ce qu'une transition sécurisée et appropriée soit possible. »
Le secrétaire d'État américain, Marco Rubio, a affirmé avoir discuté avec Rodriguez, la qualifiant de prête à coopérer avec Washington. Cependant, Trump a écarté d'autres figures de l'opposition, comme María Corina Machado, qu'il a jugée manquant de soutien au sein du pays.
Une présence militaire renforcée
Après le succès de l'opération contre Maduro, les forces américaines demeurent en alerte dans la région. Le chef d'état-major, Dan Caine, a précisé que les troupes sont prêtes à défendre les intérêts américains tout en soulignant l'éventualité d'une nouvelle offensive.
« Nos forces restent en état d’alerte maximale, prêtes à intervenir si nécessaire », a-t-il déclaré. Malgré ces affirmations, aucune indication d'une présence militaire américaine n’a été rapportée dans les rues de Caracas, selon l'AFP.
Investissements dans l'or noir
Trump s'est également projeté sur les investissements américains dans l'industrie pétrolière vénézuélienne. « Les grandes compagnies pétrolières américaines vont investir des milliards pour réparer les infrastructures endommagées et commencer à générer des revenus pour le pays », a-t-il promis. Toutefois, l'embargo sur le pétrole vénézuélien demeure en vigueur.
Washington, qui a imposé des sanctions économiques depuis 2017 et a mis en place un embargo pétrolier en janvier 2019, s'attaque ainsi à un secteur vital pour le pays. Pourtant, le Venezuela, possédant les plus grandes réserves pétrolières mondiales, continue de souffrir d’une mauvaise gestion et d'infrastructures dégradées.
Pourtant, des experts tel que l'économiste vénézuélien Manuel Sutherland rappellent que, malgré la volonté d'investir, « les défis structurels et politiques continueront d'entraver une véritable récupération du secteur pétrolier ». La route vers une stabilité durable pour le Venezuela semble encore semée d'embûches.







