Depuis fin décembre, l'Iran est le théâtre de manifestations massives déclenchées par l'inflation galopante, initialement observée chez les commerçants du Grand Bazar de Téhéran. Ce mouvement de contestation s'est rapidement répandu à travers toutes les provinces, devenant une source d'inquiétude pour le régime en place.
Les autorités iraniennes ont tenté de contrôler la situation en imposant des coupures des réseaux téléphoniques et d'internet, isolant le pays du monde extérieur. Cela fait suite à une forte montée de la contestation, exacerbée par la détérioration économique, avec un rial qui a perdu la moitié de sa valeur face au dollar l'an dernier et une inflation atteignant 40 % en décembre 2022.
D'après les données rapportées par l'ONG Iran Human Rights, au moins 62 personnes ont trouvé la mort depuis le début des manifestations, parmi lesquelles 14 membres des forces de sécurité et 48 manifestants. Cette répression violente a suscité de vives inquiétudes sur la scène internationale. Des dirigeants européens, parmi lesquels Emmanuel Macron et Keir Starmer, ont condamné les actes de violence des forces de sécurité et ont appelé les autorités iraniennes à faire preuve de retenue et à respecter les droits fondamentaux des citoyens iraniens.
En parallèle, Donald Trump a réitéré sa disposition à soutenir les manifestants, menaçant d'intervenir militairement si les autorités irakiennes continuent de réprimer la contestation. Au-delà de ces déclarations, le fils de l'ancien chah d'Iran, Reza Pahlavi, a également exhorté la communauté internationale à agir rapidement en faveur du peuple iranien. Cela soulève des questions sur l'avenir du régime des mollahs, certains experts suggérant qu'il pourrait faire face à une chute imminente, à l'image de ce qui s'est produit récemment au Venezuela avec la capture de Nicolás Maduro.
De son côté, le guide suprême Ali Khamenei a accusé les manifestants d'agir sous l'influence des États-Unis, incitant Trump à « s'occuper de son propre pays » plutôt que de se mêler des affaires iraniennes. La complexité de cette situation est renforcée par le fait que les revendications économiques des manifestants évoluent progressivement vers des appels à un changement de régime, illustrant ainsi une profonde désillusion envers le système politique iranien.







