La colère du peuple iranien ne faiblit pas alors qu'une nouvelle série de manifestations déferle sur le pays. Le 9 janvier, environ cent villes étaient mobilisées, défiant la répression du régime des mollahs. L'Ayatollah Khamenei, guide suprême, a qualifié les manifestants de "saboteurs" et a dénoncé ce qu'il appelle l'ingérence américaine.
Malgré une coupure d'internet orchestrée par les autorités à partir du 8 janvier, les Iraniens, en colère, expriment leur mécontentement. Des images circulant sur les réseaux sociaux montrent des véhicules publics saccagés et des motos en flammes. Les slogans tels que "mort au dictateur" résonnent dans les rues, même dans des villes conservatrices comme Machhad, la ville natale de Khamenei.
Dans son discours du 9 janvier, Khamenei a ciblé Donald Trump, l'accusant d'interférer dans les affaires internes de l'Iran : "Les despotes de ce monde, lorsqu'ils sont au sommet de leur arrogance, rencontrent leur chute. Trump saura lui aussi ce qu'est la défaite." (source: Le Monde)
Un appel à l'aide du fils du dernier Chah d'Iran
Téhéran, visiblement soucieux de redorer son image, diffuse des images de rassemblements pro-gouvernementaux, qui sont les seules montrées par les médias d'État. Néanmoins, la statue de Qassem Soleimani, un symbole du régime, a été renversée dans certaines villes, et le drapeau de la République islamique a été déchiré par des manifestants en colère.
Au milieu de cette agitation, un slogan inattendu a émergé : "Longue vie au Chah". Reza Pahlavi, fils du dernier Chah, exilé à l'étranger, appelle à la mobilisation. "N'abandonnez pas la rue. Je vous assure que la victoire est proche," a-t-il déclaré, suscitant un élan d'espoir parmi les manifestants. Ces mouvements de contestation sont marqués par des répressions violentes ayant mené à des dizaines de morts et plus de 2 000 arrestations, comme l'affirment plusieurs organisations non gouvernementales (source: France 24).
Les experts des droits de l'homme et des affaires iraniennes soulignent que cette vague de révolte est le reflet d'une désillusion croissante au sein de la société face à un régime qui apparaît de plus en plus déconnecté des préoccupations quotidiennes des Iraniens. "Les gens réclament non seulement des réformes politiques, mais un changement fondamental de l'ordre établi", conclut un analyste de la situation, ajoutant que ce mouvement pourrait marquer un tournant historique pour l'Iran.







