Près de la frontière irakienne, dans les majestueuses montagnes du Kurdistan, plusieurs Iraniens se permettent enfin de parler de la répression qui gronde dans leur pays. Invisible pour le monde extérieur – surtout à travers une coupure presque totale d'Internet – leur désespoir face à un régime autoritaire se ressent profondément.
Au poste frontière, sous le regard omniprésent de l'ayatollah Khomeini, des citoyens iraniens cherchent refuge après les manifestations meurtrières qui ont jalonné leur dernier soulèvement. Parmi eux, un couple se livre, la voix tremblante. "L'écho de notre désespoir résonne. On pensait que l'intervention américaine pourrait changer quelque chose. Mais maintenant que Trump a mis un frein, l'espoir s'estompe. Je n'ose même plus manifester, ayant déjà goûté à l'arrestation."
Une terreur omniprésente face aux représailles
Les récits recueillis révèlent une angoisse palpable. Un commerçant partage son rôle difficile dans cette lutte pour la survie : "Avec ces caméras sur les murs, je vis dans la peur d'une traque. Ma vie a été bouleversée. La vente en ligne était ma source de revenus, mais maintenant, avec Internet hors service, je suis complètement paralysé. Franchement, une frappe de Trump aurait été un mal nécessaire." Ce point de vue, bien que controversé, n'est pas isolé. Les sondages récents, comme le note Libération, indiquent une tendance inquiétante au sein de la société iranienne, où beaucoup se sentent abandonnés par la communauté internationale.
Un autre citoyen aborde la situation actuelle avec une métaphore frappante : "Nous ressemblons à la Corée du Nord numéro 2, une prison sans barreaux où le contrôle est total." Avec la prolongation annoncée de la coupure d'Internet jusqu'à fin mars, le climat devient de plus en plus oppressant. Cette situation ne semble pas prête à évoluer, alors que les voix de la contestation se voient muselées.
Un sentiment général de résignation s’installe, renforcé par une surveillance accrue. Les défenseurs des droits humains, comme Human Rights Watch, mettent en lumière ces violations systématiques de la liberté d'expression, appelant la communauté internationale à ne pas détourner le regard. Les Iraniens, encore en quête de leur dignité et de leur liberté, livrent leurs témoignages à la frontière, espérant un jour être entendus et compris.







