Un homme de 55 ans, Charles Victor Thompson, a été exécuté mercredi par injection létale au Texas, marquant ainsi la première application de la peine capitale aux États-Unis pour l'année 2026. Cette exécution fait suite à un total de 47 condamnations à mort en 2025, un chiffre qui suscite de vives discussions sur l'avenir de la peine de mort dans le pays.
Thompson avait été condamné en 1999 pour le meurtre de son ex-petite amie, Dennise Hayslip, et de son nouveau partenaire, Darren Keith Cain. Les deux victimes ont été ciblées dans un acte de violence qui a profondément choqué la communauté. Cain avait été tué instantanément, tandis que Hayslip avait perdu la vie une semaine plus tard des suites de ses blessures. Cette tragédie a relancé le débat sur la violence domestique et l'efficacité de la peine capitale comme moyen de justice.
Selon le rapport de Le Monde, la peine capitale aux États-Unis semble connaître un regain d'intérêt, avec un nombre d'exécutions qui a atteint son niveau le plus élevé depuis 2009. En 2025, 39 exécutions ont été réalisées par injection létale, tandis que cinq ont été exécutées par inhalation d'azote, une méthode controversée que des experts de l'ONU considèrent comme proche de la torture.
Les critiques de la peine de mort continuent d'affirmer qu'elle est souvent appliquée de manière inégale, avec des disparités raciales et économiques notables. De plus, 23 États américains ont déjà aboli la peine de mort, et trois autres, dont la Californie, ont mis en place un moratoire sur les exécutions. Ce contexte soulève des questions sur l'avenir de la peine de mort aux États-Unis, alors que l'opinion publique continue d'évoluer sur la question.
47 exécutions en 2025
Le total de 47 exécutions en 2025 représente une hausse significative par rapport aux années précédentes qui avaient enregistré environ une vingtaine d'exécutions par an. Cette augmentation a suscité diverses réactions, allant des appels à l'abolition de cette pratique à ceux qui estiment qu'elle est un outil nécessaire pour maintenir l'ordre.
Les États-Unis demeurent divisés sur la question de la peine capitale, avec une concentration géographique notable. En effet, 11 États, principalement situés dans le sud, ont réalisé des exécutions en 2025, tandis que d'autres maintiennent des moratoires ou ont aboli la peine de mort, témoignant d'un paysage législatif complexe.







