Le guide suprême d'Iran, Ali Khamenei, ainsi que le président Massoud Pezeshkian, figuraient parmi les cibles de l'attaque conjointe menée par les États-Unis et Israël. Toutefois, Téhéran assure qu'ils ont évité le danger et sont en lieu sûr.
Après plusieurs semaines de menaces, la situation a dégénéré en une opération militaire. Samedi dernier, les forces israéliennes et américaines ont lancé plusieurs frappes sur l'Iran, entraînant une riposte immédiate de Téhéran. Cette escalade est largement attribuée à la politique d'armement nucléaire de l'Iran. Le président américain a affirmé : « Ils ne devront jamais accéder à l'arme nucléaire ».
« Il est inacceptable de permettre à ce régime d'acquérir un potentiel nucléaire capable de menacer l'humanité », a déclaré le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, dans une allocution destinée à la population israélienne. Pour contrer cette menace, plusieurs cibles cruciales ont été identifiées.
Des cibles de premier plan : Khamenei et Pezeshkian
L'armée israélienne a rapporté avoir visé des réunions de hauts responsables iraniens. Selon la radiotélévision publique KAN, Ali Khamenei et Massoud Pezeshkian figuraient effectivement parmi les cibles de cette offensive. Selon des informations fournies par Reuters, le guide suprême, âgé de 86 ans, était absent de Téhéran lors des frappes et a été déplacé vers un endroit sécurisé. Un dispositif de sécurité renforcé a été mis en place autour de sa résidence, tandis que l'agence de presse Irna a assuré que le président Pezeshkian allait bien.
Des centaines de cibles militaires sous la menace
Outre Téhéran, d'autres villes iraniennes, dont Ispahan, Qom, Karadj et Kermanshah, ont également été frappées, d'après l'agence de presse Fars. Lors d'une conférence de presse, un porte-parole de l'armée israélienne a expliqué que « les avions de chasse israéliens continuent d'attaquer des objectifs militaires en Iran », sans entrer dans les détails. "Nous poursuivrons ces opérations tant qu'il le faudra pour garantir que le régime iranien ne perturbe pas la stabilité régionale et internationale", a indiqué une source sécuritaire au sein de l'administration israélienne.
Au total, on évoque des "centaines de cibles militaires" touchées, y compris des lanceurs de missiles dans l'ouest de l'Iran. En parallèle, les systèmes de défense anti-aérienne israéliens ont dû faire face à des menaces provenant d'Iran. En effet, comme l'a rapporté CNN, Israël a également renforcé ses forces le long de ses frontières avec le Liban et la Syrie.
Des attaques au-delà des frontières
Une base militaire en Irak, où se trouvait un groupe pro-iranien, a également été touchée, entraînant la mort de deux membres de Kataëb Hezbollah, un pilier du soutien iranien dans la région. Un porte-parole de l'AFP a rapporté : "Deux membres de Kataëb sont tombés et cinq autres ont été blessés lors de cette agression".
En réponse, l'Iran a ciblé plusieurs bases militaires américaines dans la région, notamment celles situées aux Émirats, au Qatar, au Koweït et à Bahreïn. L'agence de presse Fars a confirmé des tirs de missiles des Gardiens de la Révolution, touchant des installations militaires aux Émirats et à Bahreïn. Un porte-parole des forces armées iraniennes a prévenu : "Toute base qui soutient les États-Unis et Israël sera dans le viseur".







