L'État hébreu a annoncé avoir "commencé à frapper l'infrastructure du Hezbollah à Beyrouth". Pour la première fois, le mouvement pro-iranien a fait état d'affrontements "directs" avec des soldats israéliens dans le sud du Liban, une région déjà en proie à des tensions militaires.
Le Liban se retrouve de nouveau plongé dans un conflit de grande ampleur. Moins d'une semaine après une attaque conjointe d'Israël et des États-Unis contre l'Iran, l'armée israélienne poursuit ses frappes, avec une intensité particulière enregistrée au cours des quatre derniers jours. Le 5 mars, des images relayées par l'Agence France-Presse (AFP) ont montré de la fumée s'élevant au-dessus de Beyrouth après une nouvelle frappe dans le sud de la capitale libanaise, qui est un bastion du Hezbollah.
Les autorités libanaises ont confirmé que trois personnes ont perdu la vie à la suite de ces frappes, qui ont ciblé des véhicules sur l'autoroute menant à l'aéroport de Beyrouth. L'armée israélienne avait précédemment prévenu les civils de quitter la zone, affirmant que des cibles liées au Hezbollah y seraient attaquées.
Le Hezbollah répond à l'agression
Le Liban s'est de nouveau retrouvé dans un cycle de violence, avec le Hezbollah affirmant vouloir "venger" la mort du Guide suprême iranien, Ali Khamenei. Les tensions se sont intensifiées après une série d'attaques israéliennes ciblant des infrastructures dans le sud du pays, où l'armée a déclaré avoir pris des mesures pour détruire des positions clés du Hezbollah, comme l'a rapporté le quotidien Le Monde.
Naïm Qassem, le chef du Hezbollah, a promis que le mouvement ne plierait pas face à "l'agression israélo-américaine", tout en revendiquant au moins 23 attentats recentrés sur des cibles israéliennes, y compris une opération contre des installations aérospatiales situées au centre du pays.
Appel à la paix de Macron
Par ailleurs, le président français Emmanuel Macron a exprimé ses préoccupations lors d'un entretien avec Donald Trump et Benyamin Nétanyahou, appelant à "préserver l'intégrité territoriale du Liban" et à "s'abstenir d'une offensive terrestre". Cette déclaration témoigne des efforts déployés pour éviter une escalade majeure de la violence dans une région marquée par des conflits prolongés, alors que les tensions avec le Hezbollah continuent de s'aggraver.
Les récents développements dans le sud du Liban, où le Hezbollah a rapporté des affrontements "directs" avec des troupes israéliennes, soulignent la volatilité de la situation. La région, déjà préoccupante, devient de plus en plus complexe alors que les acteurs locaux et internationaux tentent de naviguer dans une situation explosive.







