Reza Pahlavi, héritier du dernier shah d'Iran, s'affirme comme une figure clé de l'opposition au régime des mollahs. Dans un message récent publié sur X, il a déclaré être prêt à diriger le pays « dès que la République islamique tombera ». Son objectif est de préparer un gouvernement transitoire capable de garantir la continuité de l'État après une éventuelle chute du régime en place.
Selon les déclarations de Pahlavi, relayées par CNews, il a identifié et évalué des individus compétents, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, pour occuper des postes clés dans un système transitoire. Le processus de sélection est dirigé par Saeed Ghasseminejad, un conseiller influent au sein du think tank américain Foundation for Defense of Democracies, qui travaille sur les questions iraniennes.
Bien que la guerre en Iran soit en cours depuis plus de deux semaines, les ambitions de Reza Pahlavi sont claires. Lors de ses interventions, notamment devant le Parlement européen en mars 2023, il a su rassembler des soutiens, son nom étant scandé lors des manifestations contre le régime en place. Toutefois, la route vers un changement de régime est semée d'embûches, et son appel à une réorganisation du pays après la chute des mollahs n'a pas encore reçu un soutien explicite de la part du président américain Donald Trump.
Trump a expliqué qu'il privilégiait pour l’instant une « solution interne » à la crise iranienne, rappelant que Pahlavi n’est pas retourné en Iran depuis la révolution de 1979, ce qui suscite des doutes sur son acceptabilité auprès des Iraniens. Pourtant, l’héritier royal continue de cultiver son image d'alternative potentielle, en espérant que l’évolution des événements lui permettra d’assumer un rôle décisif dans la gouvernance future de l’Iran.







