Mercredi 18 mars, la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, a pris une décision sans précédent en limogeant Vladimir Padrino, ministre de la défense depuis 2014. Padrino, âgé de 62 ans, était un acteur clé sous le précédent régime de Nicolas Maduro, lui-même déchu lors de son enlèvement par les États-Unis en janvier dernier.
« Nous remercions le général Vladimir Padrino Lopez pour sa fidélité, son dévouement à la patrie et son rôle en tant que premier soldat dans la défense de notre pays. Nous avons pleine confiance qu'il continuera à servir avec honneur dans ses nouvelles fonctions, » a déclaré Rodriguez via Telegram, évoquant la transition de pouvoir qu'elle mène depuis l'incident tragique entourant Maduro.
Vladimir Padrino était perçu comme l'un des exécutants de la politique de Maduro au sein de l'élite militaire. Son limogeage pourrait signaler un changement significatif au sein du haut commandement militaire, qui a longtemps soutenu le chavisme, héritage politique de l'ex-président Hugo Chavez.
Pour le remplacer, Delcy Rodriguez a nommé Gustavo Gonzalez Lopez, actuellement chef de la garde présidentielle et responsable de la direction du contre-espionnage. Ce choix semble indiquer une volonté de renforcer le contrôle militaire dans une période déjà tumultueuse.
En effet, les militaires au Venezuela ne se contentent pas de défendre le pays : ils dominent également plusieurs secteurs stratégiques comme les industries pétrolières, minières, et de distribution alimentaire. La situation est aggravée par des allégations récurrentes de corruption et d'abus au sein des forces armées, qui demeurent un pilier central du régime.
Ce remaniement pourrait avoir des répercussions majeures sur la stabilité politique du Venezuela, déjà fragile, et suscite des interrogations sur l'avenir de la direction militaire dans ce contexte de crise sociopolitique.







