La situation dans le golfe Persique connaît une escalade inédite, notamment après les déclarations frappantes de Donald Trump. Il affirme que 58 navires iraniens auraient été anéantis en seulement 48 heures, mettant ainsi en lumière la sécurisation du détroit d'Ormuz comme enjeu stratégique majeur. Mais jusqu'où ira-t-il ? Une intervention terrestre, sur l'île de Kharg, est-elle envisageable ?
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Les médias américains rapportent que le vendredi 20 mars, plus de 2 500 Marines, habituellement stationnés au Japon, sont déjà en route vers le golfe Persique. À cela s'ajoutent près de 2 500 autres soldats, récemment partis de Californie. Ce mouvement militaire pourrait-il annoncer une future opération terrestre en Iran, visant à sécuriser le détroit d'Ormuz, un passage vital pour le transport maritime, où des frappes iraniennes menacent désormais les tankers ?
Malgré cette concentration de forces, Donald Trump continue de privilégier la voie diplomatique, affirmant son opposition à un engagement au sol. D’eux, plusieurs experts militaires américains, comme Bryan Clark, suggèrent plutôt de déployer des escortes maritimes. "Il faudrait des frégates et des vaisseaux capables de défense aérienne. En temps normal, 100 navires traversent le détroit chaque jour, ce qui nécessiterait une protection maritime conséquente pour les tankers", explique-t-il, tout en soulignant les difficultés logistiques d'une telle opération.
Des traversées à haut risque et des prix gonflés
Depuis le début des tensions, le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a connu une chute dramatique de 95 %, bien qu'il soit loin d'être totalement interrompu. Certains cargos en direction de l'Asie sont autorisés à passer par Téhéran, tandis que d'autres prennent le risque de réaliser cette traversée. Récemment, deux navires, le North Star et le Giacometti, ont réussi à franchir le détroit sans incident majeur.
Cependant, ces traversées à haut risque coûtent désormais une petite fortune : plus de 500 000 euros par jour. Selon un armateur grec, ces voyages sont très lucratifs pour l'équipage : "Les marins, par exemple, touchent deux ou trois fois plus que leurs salaires habituels. Un capitaine qui gagnait 15 000 euros par mois peut maintenant atteindre 45 000 euros", précise-t-il.
Depuis le début du conflit, au moins 16 navires, dont plusieurs appartenant à des armateurs grecs, ont été la cible d'attaques, augmentant ainsi les craintes des opérateurs maritimes dans la zone.







