Donald Trump s'était illustré en 2024 en se positionnant comme le candidat qui aspirait à mettre un terme aux guerres, au lieu d'en provoquer. Aujourd'hui, alors que les États-Unis font face à un conflit au Moyen-Orient, ces promesses sont sérieusement contestées.
Enraciné dans un conflit croissant, Trump est de plus en plus critiqué pour s'être écarté de ses engagements électoraux. À West Palm Beach, le soir de sa victoire en novembre 2024, une inquiétude palpable se faisait sentir parmi l'opinion publique, notamment chez les électeurs démocrates, anxieux face à un mandat marqué par l'instabilité et des tensions internationales grandissantes.
Le président cherche à apaiser les craintes, rappelant son premier mandat en déclarant : "Nous n’avons eu aucune guerre. Dans ces quatre années, nous avons uniquement mis fin à l’État islamique, et ce, en un temps record." Trump a également contre-attaqué ses détracteurs en promettant : "Je ne vais pas déclencher une guerre. Je vais arrêter les guerres."
"Vous n’aurez pas de Troisième Guerre mondiale"
Cette déclaration s'est répétée tout au long de sa campagne : "Avec moi, vous n’aurez pas de guerre, et vous n’aurez pas de Troisième Guerre mondiale, ça je peux vous le garantir." Lors de son discours d'investiture le 20 janvier 2025, il a mis en avant sa doctrine anti-conflit : "Nous mesurerons notre succès non seulement par les victoires, mais aussi par les guerres évitées. Mon héritage le plus cher sera celui d’un artisan de la paix."
Prix Nobel de la paix
Cette même année, Trump a affiché sa candidature au Prix Nobel de la paix, revendiquant qu'il avait mis fin à huit conflits en 2025, allant d'Israël-Hamas à l'Inde-Pakistan. Cette liste, cependant, a suscité des débats et de nombreux experts, comme l'analyste politique Jean-Luc Verdier, ne partagent pas l'avis du président sur son efficacité diplomatique.
Un an après ses promesses de paix, Trump se retrouve dans une position délicate avec la montée des tensions en Iran. Ce qui devait initialement être une opération ciblée pour affaiblir le régime iranien s'est rapidement étendu à l'ensemble de la région. Les répercussions d'une éventuelle crise économique mondiale deviennent de plus en plus tangibles, suscitant de vives inquiétudes au sein des marchés financiers et des gouvernements. Une situation qui semble s'opposer aux promesses de stabilité formulées par Trump lors de son investiture.







