La secrétaire nationale des Écologistes traverse une période délicate. Au sein de son propre parti, des voix s'élèvent contre elle, lui reprochant les résultats peu brillants des municipales et sa stratégie d'alliance avec la gauche, sans le soutien de La France Insoumise, pour préparer la primaire. Les répercussions se font sentir avec la création d'une nouvelle formation politique.
Coup dur pour Marine Tondelier. En visioconférence ce dimanche, elle devait présenter un bilan des municipales et discuter des axes pour la présidentielle. Malheureusement, ce fut probablement un moment difficile pour elle. Plusieurs grandes villes, comme Strasbourg, Bordeaux et Poitiers, ont été perdues lors de ces élections, un échec que même ses proches reconnaissent. Amina Niakaté, porte-parole des Verts, a d'ailleurs évoqué un "retour de bâton écologique" en Europe, comme l'indique BFMTV.
Avec un œil sur l’élection présidentielle de 2027, Marine Tondelier milite pour une union des gauches à travers une primaire unitaire. Cette initiative, qui ne comprendrait pas La France Insoumise, visera à désigner un candidat unique pour contrer la dilution des voix. Cependant, cette proposition suscite déjà des résistances ; certains de ses détracteurs y voient un "cadeau en or" pour Jean-Luc Mélenchon, craignant que le candidatissu de la primaire ne se retire en faveur du leader insoumis.
Une nouvelle formation politique
Tandis que Tondelier prône l'alliance, d'autres militants choisissent de quitter le navire. Plusieurs d'entre eux ont démissionné ou été exclus après une tribune en janvier, et ont décidé de fonder un nouveau mouvement : Les Verts populaires. Ce groupe se veut porteur d'une écologie plus engagée et d'une union avec La France Insoumise pour 2027. Il soutient le programme du Nouveau Front populaire, une alliance de gauche qui avait rencontré un certain succès, bien que de courte durée, lors des législatives de 2024.







