Le gouvernement français, sous l'initiative du Premier ministre Sébastien Lecornu, a dévoilé le 21 avril une aide financière de 50 euros destinée à soutenir près de trois millions de travailleurs modestes, alors que les prix des carburants continuent leur ascension.
Cette mesure vise à soulager les usagers dont le quotidien dépend fortement de l'usage de leur véhicule. Comme l'a précisé Roland Lescure, ministre de l'Économie, cette aide touchera principalement les « gros rouleurs », des travailleurs qui parcourent de longues distances pour le travail. Mais quel est le montant précis de cette aide et qui pourra réellement en bénéficier ?
À combien s’élève cette aide financière ?
L’aide sera versée en une seule fois et s’élève à 50 euros par salarié éligible. Cela représente en moyenne une réduction d'environ 20 centimes par litre, soit un coup de pouce certes appréciable, mais qui n'atténuera cependant pas complètement la montée vertigineuse des prix, selon des analyses de Le Monde. Depuis le 27 février, les prix des carburants, notamment le gazole, ont enregistré une augmentation de plus de 50 centimes, alors que le SP95-E10 a grimpé de 25 centimes.
Qui est concerné ?
Le Premier ministre a annoncé que cette aide bénéficierait à « pratiquement 3 millions » de personnes, exclusivement des travailleurs modestes ayant une certaine dépendance à l’automobile pour des raisons professionnelles. Pour en profiter, deux critères doivent être respectés.
Tout d'abord, il est impératif d'appartenir à la moitié de la population ayant les revenus les plus bas, ce qui inclut les personnes dont le revenu annuel est inférieur à 17 000 euros pour un individu seul, et environ 50 000 euros pour un couple avec deux enfants. De plus, cette aide est réservée aux salariés dont le lieu de travail est situé à au moins 15 kilomètres de leur domicile, soit un trajet quotidien de 30 kilomètres, aller-retour. Les professionnels itinérants devront justifier d'au moins 8 000 kilomètres effectués par an pour leur activité, ce qui inclut des métiers comme les aides-soignants ou les infirmiers.
Sur Franceinfo, l'association Familles rurales a exprimé ses inquiétudes concernant l'exclusion de nombreux groupes tels que les retraités, les étudiants, ou ceux régulièrement contraints de se déplacer pour des raisons de santé. Ce dispositif, jugé restrictif, ne prend en effet pas en compte les chômeurs, les inactifs et les bénévoles, ce qui suscite des questionnements sur son efficacité et son inspiration.
Comment en bénéficier ?
Les intéressés pourront soumis leur demande via une application qui sera mise à disposition à la fin du mois de mai, selon les promesses de Leroy Lescure. Les paiements devraient commencer en juin, accélérant ainsi l’accès à cette mesure.
La procédure de demande sera « très simple », reposant sur une déclaration personnelle où les bénéficiaires devront attester qu'ils satisfont les critères de distance. L'administration, quant à elle, se chargera de vérifier automatiquement le revenu fiscal de référence des demandeurs, comme l'a précisé Maud Bregeon.







