Dans le duel culturel qui oppose conservateurs et progressistes, la gauche semble accumuler les revers. Hier soir, Jean-Luc Mélenchon a annoncé sa candidature pour l'élection présidentielle. Pourtant, selon les récents sondages, c'est lui qui, malgré ses controverses, apparaît comme le bras droit du camp de gauche. Cette situation donne un répit à la droite, observe notre chroniqueur.
La gauche, désormais inaudible, s'exprime parfois avec une virulence qui ne parvient pas à séduire l'opinion publique. Elle avance des demandes de censure, de restrictions et de condamnations, mais ces efforts demeurent vains. Dans un contexte où les « progressistes » n'ont pu empêcher la mise en ligne d'un rapport parlementaire sur l'audiovisuel, rédigé par Charles Alloncle, leur influence semble s'étioler.
Boualem Sansal, quant à lui, publiera son ouvrage La Légende, un cri de colère contre l'islamisme et la dictature en Algérie, le 2 juin, malgré les attaques qu'il subit de l'extrême gauche.
Sur le terrain, un mouvement populaire se maintient avec le Canon Français qui continue à organiser des banquets alors qu’à Nantes, la maire socialiste Johanna Rolland a lancé l'initiative insolite « Plante ton slip » pour promouvoir la biodiversité.
Une gauche atomisée
À Saint-Ouen, un conflit exacerbé anime la scène politique locale autour du fast-food Master Poulet. Karim Bouamrane, le maire socialiste de la ville, s'oppose à ce projet soutenu par LFI, défenseur d'une « nouvelle France » musulmane. Le chercheur Pascal Boniface a même osé faire une comparaison audacieuse entre cette lutte locale et le blocus de Donald Trump. Pendant ce temps, l'illustrateur Xavier Gorce s'alarme sur X, constatant un basculement inquiétant des valeurs de gauche vers la droite.
« Nous assistons à un point de bascule où l'adhésion aux valeurs de gauche se retrouve dans les discours de droite. Bravo les fossoyeurs », déclare Gorce.
Le lourd héritage
La chute du camp progressiste n'est guère surprenante, mais ses leaders, héritiers des Lumières, semblent refuser de reconnaître leurs échecs. Les désastres touchant les finances publiques, l'école laïque, et la cohésion sociale sont pourtant des retombées d'idées mal conçues sur l'égalité et l'universalisme. Selon des sondages Ifop, 57% des Français ressentent une pression fiscale excessive, tandis que 60% constatent une transformation démographique significative de la population.
Nicolas Dupont-Aignan appelle à une « opération mains propres » dans le milieu politique, face au désillusionnement croissant vis-à-vis des stratégies du pouvoir. Le libéralisme, perçu par certains comme un remède aux idéologies liberticides, éveille une nouvelle réflexion, y compris au sein du RN. Arnaud Montebourg, qui se dit « orphelin » d'une gauche sociale-démocrate en déclin, commence à emprunter un discours plus patriotique. Hier soir, l'annonce de la candidature de Mélenchon sur TFI a encore assombri le tableau de la gauche.







