Des élus et des citoyens se sont réunis lundi dernier devant la mairie d’Aubagne à l’initiative de l’association Sororité en action pour rendre un dernier hommage à Lyhanna, une collégienne de 11 ans tragiquement retrouvée morte dans le Gers. "Cette situation me touche profondément, surtout parce que l'individu en cause était déjà connu des services judiciaires", a déclaré Nathalie, une Aubagnaise de 56 ans, venue avec sa fille. "Il est urgent de mettre en place davantage de mesures de protection pour nos enfants. L'argent doit être consacré à la protection de l'enfance."
La protection des enfants ne devrait jamais être une option
Rassemblant plus de 200 personnes, cet événement a eu lieu le 8 juin, à partir de 18h, sur la place de l’hôtel de ville. L'un des principaux objectifs de cette mobilisation était de dénoncer l'inaction des institutions face aux signaux d'alerte envoyés par le passé concernant l’homme de 41 ans, mis en examen pour meurtre. Ce drame a mis en lumière l'urgence d'agir pour la sécurité des enfants, une préoccupation relayée par de nombreux intervenants lors de la cérémonie.
Parmi les participants se trouvaient de nombreux élus de la ville, notamment le maire Jean-Pierre Squillari (DVG) et la première adjointe, Clémentine Fardoux. Même des conseillers municipaux du Rassemblement national étaient présents, portant fièrement leurs écharpes. Malheureusement, l'ancienne équipe n'avait qu'une seule représentation, avec Zarick Kourichi, ex-élu aux affaires jeunesse.
À l’issue de ce rassemblement, les participants ont exprimé leur espoir que de telles tragédies ne se reproduisent plus, plaidant pour un renforcement des lois et des moyens consacrés à la protection des mineurs. Comme l’a dit une intervenante de Sororité en action : "Il est inadmissible qu'il faille attendre des drames pour que l'on agisse." Cette mobilisation témoigne d'une prise de conscience collective et d'une volonté de changement en faveur de la sécurité des enfants.







