Le mandu coréen, ce savoureux ravioli, est en passe de remplacer le gyoza japonais et autres nouilles asiatiques. Découvrez pourquoi il suscite autant d'enthousiasme.
Considéré comme le nouvel incontournable des foodistas, le mandu (ou mandoo) est devenu le favori des papilles. Son appellation, signifiant "tête de barbare", témoigne de son histoire, puisqu'il a fait son apparition en Corée au XIVe siècle, introduit par les Mongols. Ce plat, traditionnel à l'occasion du Nouvel An lunaire, rassemblait jadis les familles autour des fourneaux, tous contribuant à sa préparation.
Recette du mandu
Pour confectionner ces raviolis, on utilise une pâte élaborée à partir de farine de blé, d'eau et parfois de riz ou de sarrasin. La farce peut comporter des légumes, du tofu, du sésame, du bœuf, du poulet, du gingembre et bien d'autres ingrédients. Le chef David Ly, au Korean Barbecue Grill, innove avec des mandus-tatins, légèrement poêlés à la manière d'un gyoza. Mais quelle est la différence entre les mandus, les gyozas et les jiaozi ? Chacun de ces raviolis a des spécificités selon leur culture, mais ils partagent des racines communes. Traditionnellement, le mandu est cuit dans un bouillon chaud, et il peut être revisité de mille façons, comme en atteste la cassolette de raviolis au bouillon de poule et de bœuf proposée par le chef.
La montée en popularité de la cuisine coréenne
Après avoir vu les nouilles chinoises, les soupes thaïlandaises et les sushis japonais gagner en vogue, la cuisine coréenne prend son envol. Connue pour être équilibrée et conviviale, elle séduit de plus en plus de gastronomes. À Paris, des établissements comme Mandoobar, spécialisé dans le mandu, ou le restaurant de Pierre Sang Boyer, revisitent ce ravioli avec créativité. Mais Paris n'est pas seule ; d'autres villes, telles que Lyon avec Gang Nam et Marseille avec Busan Coréen, connaissent également le succès de ces délices coréens.







