l'essentiel Les investigations récentes ont mis à jour un système de violence et d'abus dans la colonie pénitentiaire IK-7, située au nord-est de Moscou. Des dizaines d'anciens prisonniers ukrainiens ont partagé leurs récits glaçants de mauvais traitements, allant de tortures physiques à des humiliations psychologiques.
D'après les témoignages collectés par "Schemes", la cellule d'enquête de Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), avec l'appui de l'Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), Viatcheslav Tcherdantsev, le médecin de la prison, est accusé d'avoir infligé des souffrances extrêmes. Cette personnalité, autrefois médecin d'orphelinat, est désignée par les prisonniers comme "Docteur la Mort".
"Ramper comme des phoques"
Les victimes affirment avoir été soumises à des conditions inhumaines, contraints de rester debout sans nourriture pendant des jours. D'autres rapportent ne recevoir que quelques morceaux de pain moisi. Les promenades, au lieu de se faire dans la cour, se déroulaient dans des chenils de chiens de garde, où les prisonniers devaient aboyer et boire dans des gamelles.
EXCLUSIVE: Ukrainian authorities say war crimes including torture, insulting and degrading treatment, rape, and other forms of sexual violence, have been documented at the prison northeast of Moscow.
— Radio Free Europe/Radio Liberty (@RFERL) July 10, 2026
The finding is the result of a joint investigation by @cxemu, the investigative…
D’anciens détenus ont également rapporté des violences physiques d’une sévérité frappante, comme des coups sur les pieds avec des matraques, rendant la marche difficile. La punition prenait même une forme humiliante, où ils devaient "ramer comme des phoques" sur le sol.
"Il espérait que nous mourrions"
Dmytro Chylioek, un journaliste ukrainien, a partagé son expérience après avoir passé deux ans en captivité. Il décrit la souffrance infligée par Tcherdantsev, qui aurait abandonné des prisonniers malades à leur sort. "Nous étions traités comme des sous-hommes", témoigne-t-il.
Meet russia's torturer in a white coat: Vyacheslav Mykolaiovych Cherdantsev.
— UAVoyager (@NAFOvoyager) July 10, 2026
He didn't heal. He tortured.
A 48-year-old prison "doctor" at Penal Colony No. 7 in Pakino, he humiliated and abused Ukrainian POWs under the guise of medical examinations.
He drew penises on… pic.twitter.com/3lALMBfAZO
Lors d'une épidémie de gale, les détenus énoncent que les malades étaient isolés pour favoriser la propagation de l'infection. "Nous étions livrés à nous-mêmes", se lamentent-ils.
Des humiliations à caractère sexuel
Des témoignages font également état de sévices sexuels. Des examens invasifs sans motif, ou des humiliations où les prisonniers devaient demeurer nus, sont rapportés. Les menaces de viol et de châtiment collectif pour ceux qui désobéissaient renforçaient un climat de terreur.
Une enquête a été ouverte
Avec ces actes de cruauté, plusieurs détenus ont perdu la vie, dont Pavlo Poliovy, un jeune soldat dont le suicide a été directement attribué à ces conditions de vie insupportables. Les autorités ukrainiennes ont depuis ouvert une enquête sur Viatcheslav Tcherdantsev, soupçonné de violations des droits humains.







