La campagne pour les élections municipales de 2026 à Paris se corse pour Sophia Chikirou, députée La France insoumise, qui se voit confrontée à des accusations d'escroquerie. En effet, elle sera jugée en mai prochain, deux mois après les élections prévues pour les 15 et 22 mars. Selon des sources judiciaires, cette affaire fait suite à un préjudice dénoncé par le site d'actualité Le Média, lié à des faits remontant à juillet 2018.
L'avocat de Chikirou, Dominique Tricaud, qualifie cette affaire de "décision purement politique" du parquet, suggérant qu'elle vise à ternir l'image de sa cliente juste avant les municipales. La candidate, dans ses déclarations, affirme également qu'il s'agit d'une manœuvre pour altérer sa réputation dans cette période cruciale.
Au-delà de cette affaire, Chikirou se retrouve dans un contexte politique tendu. Elle est en concurrence avec Rachida Dati, célèbre pour ses propres démêlés judiciaires. Dati est actuellement mise en cause dans des affaires de corruption concernant des sommes significatives perçues alors qu'elle était députée européenne. L'analyse des experts politiques, comme le politologue Jean-Pierre Durand, souligne que ces accusations mutuelles pourraient influencer le vote populaire, en exacerbant la méfiance envers les politiciens.
Dans le même temps, la gauche parisienne tente de s'unir autour d'une candidature unique, avec un accord entre les socialistes, les écologistes et les communistes qui ont choisi de soutenir Emmanuel Grégoire, l'ancien premier adjoint d'Anne Hidalgo. Ce consensus pourrait stimuler leur campagne, alors que le climat politique devient de plus en plus polarisé.
La situation reste à suivre de près, car les conséquences de ces affaires pourraient retentir bien au-delà de la campagne municipale, impactant le paysage politique français dans son ensemble.







