Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France Insoumise, a tenu un discours incendiaire lors d'un meeting à Lyon, s'attaquant sans relâche aux médias traditionnels. Le candidat à l’Élysée a qualifié la presse de « vieille presse indignée» et s'est particulièrement en pris à BFMTV, l'AFP et Le Figaro. Cet incident s'inscrit dans un contexte déjà tendu suite à la mort de Quentin Deranque, un militant nationaliste, qui a exacerbé ses tensions avec les médias.
Défendant sa candidate pour les municipales dans le Rhône, Anaïs Belouassa-Cherifi, Mélenchon a fait écho à un précédent événement où il avait réservé une conférence de presse aux « nouveaux médias numériques». Des médias comme Libération et LCI n'avaient pas été accrédités, provoquant sa colère. «Nous ne renoncerons pas», a-t-il fermement déclaré, indiquant que les membres de son équipe pourraient choisir librement les journalistes présents à leurs événements.
Face à une salle bondée, estimée à 2000 militants selon les organisateurs, il a ironisé sur la présence de médias qu’il jugeait indésirables, tout en conseillant aux spectateurs de suivre son discours sur sa chaîne YouTube. «Foutez-moi la paix», a-t-il lancé, remettant ainsi en question l’intégrité des journalistes et les qualifiant de « menteurs». Ce contexte brûlant est exacerbé par des accusations de complicité dans un événement tragique, et les Insoumis se défendent vigoureusement, accusant leurs opposants de lancer des accusations sans fondement.
Face à cette tempête politique, de nombreux analystes, comme ceux du quotidien Le Monde, soulignent que cette stratégie de communication pourrait polariser davantage les opinions publiques, créant une fracture entre les médias traditionnels et les nouveaux acteurs numériques que Mélenchon souhaite promouvoir. Sa position actuelle semble donc contribuer à renforcer un discours de défi qui pourrait séduire une partie du public désillusionné par la couverture médiatique actuelle.







