Le 26 février, le Sénat a adopté une loi visant à interdire la vente de protoxyde d'azote, souvent désigné comme « gaz hilarant », aux particuliers. Considéré comme un << fléau >> par plusieurs parlementaires, ce gaz a été impliqué dans des incidents dramatiques, notamment des accidents de la route, attirant l’attention des députés et des experts sur ses conséquences néfastes.
Le texte, soutenu par la sénatrice Marion Canalès, stipule clairement que « la vente, l’offre, la détention et le transport de protoxyde d’azote sont prohibés ». Seules certaines professions, comme celles liées à la pâtisserie ou à des usages médicaux, pourront continuer d'y avoir accès, bien qu’un décret futur précise encore ces exceptions. L'interdiction, qui s'applique déjà aux mineurs depuis 2021, sera renforcée par un doublement de l’amende pour toute infraction, passée à 7 500 euros, une somme destinée également à aider les communes à gérer les déchets de bonbonnes.
Cette décision illustre un mouvement législatif en cours en France, et fait écho aux préoccupations intergouvernementales. Marie-Pierre Vedrenne, ministre déléguée à l’Intérieur, a reconnu l’ampleur de la problématique tout en appelant à la prudence dans l’adoption d’un cadre juridique préventif, craignant un risque de désaccord avec les législations européennes en cours. « Agir maintenant est essentiel », a déclaré Patrick Kanner, chef des sénateurs socialistes, soulignant l'urgence d'une réglementation efficace.
Prévention et sensibilisation
Des initiatives de sensibilisation dans les collèges et lycées seront également mises en place pour informer les jeunes des dangers liés à l'inhalation de protoxyde d'azote, qui peut entraîner des troubles neurologiques parmi d'autres problèmes de santé. La France n'est pas seule dans cette lutte, de nombreux pays européens adoptent également des mesures strictes contre ce gaz, reconnaissant son potentiel dangereux.
Les débats sur cette question continuent de se intensifier, avec des voix appelant à une législation plus rapide et plus rigoureuse pour protéger la santé publique et garantir la sécurité routière. Comment nos voisins européens luttent contre le « gaz hilarant » montre que cette problématique est au cœur de préoccupations communes dans toute l'Europe.







