À l’hôpital de la Miséricorde, le conflit social s’intensifie, et les prises de paroles de différents syndicats révèlent de profondes divergences. Suite à un tract diffusé par le STC (Syndicat des travailleurs corses), la CFDT, syndicat majoritaire de l'établissement, a contre-attaqué en nuançant l'analyse de la situation actuelle, tout en défendant la direction de l'hôpital.
La question se pose : l'unité syndicale est-elle en train de se fissurer ? Ce débat émerge alors que les membres du STC, de la CFDT et des grévistes non syndiqués sont ensemble en lutte depuis 17 jours, notamment au sein des urgences et parmi les brancardiers. Une action de blocage temporaire des accès au port de commerce a également été signalée, indiquant l'ampleur du mécontentement populaire (source).
Le tract du STC réclame le départ immédiat du directeur, Jean-Luc Pesce, qu’il accuse d'avoir une influence néfaste sur le bon fonctionnement de l’hôpital, décrivant sa présence comme "toxique" et affirmant que l’établissement "se désagrège". En revanche, la CFDT a réagi en déclarant que l'hôpital n'était pas en cours de désagrégation et a insisté sur le fait que la prise en charge des patients ne serait pas compromise. Ils ont même salué le travail "constructif" du directeur, soulignant que la demande de départ émanait exclusivement du STC.
Les tensions se sont accentuées avec l'apparition de deux nouveaux communiqués en réponse à la position de la CFDT. L'un provient du collectif des brancardiers, tandis que l'autre émane de personnels urgentistes, tous dénonçant la communication jugée en faveur de la direction. Ils parlent d'un "coup de poignard dans le dos", ce qui témoigne d’une fracture toujours plus profonde entre les syndicats.
Un fait marquant : une récente rencontre entre représentants syndicaux et le préfet de Corse, Eric Jalon, s'est achevée sans promesses concrètes, amplifiant le sentiment d'urgence parmi les salariés. Les revendications demeurent sans réponse, avec des travailleurs qui craignent que les nouveaux développements n'entraînent de nouvelles dégradations.
En somme, la situation à l’hôpital d'Ajaccio est révélatrice des défis auxquels sont confrontés les syndicats et les travailleurs dans un contexte où l'unité est mise à mal par des luttes internes. Les prochains jours seront déterminants pour voir si les opinions divergentes peuvent converger vers une solution viable.







