Ce vendredi matin, devant la station d’épuration de l'Arinella, Francis Riolacci et son équipe de "Bastia in Cumunu" ont exposé leur vision pour la campagne municipale de 2026, centrée sur la problématique de l'eau. Le candidat communiste dénonce une augmentation, qu'il qualifie d'"insupportable", des tarifs de l'eau.
Riolacci signale une flambée des prix de l'eau de 50 % depuis 2016, avec 20 % d'augmentation durant le dernier mandat. Pour un foyer consommant 120 m³ par an, cela se traduit par une hausse d'environ 200 euros, ce qui pour lui, souligne une fragilité sociale croissante : "Notre objectif est de rendre le service public de l'eau accessible à tous les Bastiais, en particulier à ceux ayant des revenus modestes". Il critique la politique municipale qui, selon lui, transforme les services publics en simples services marchands.
Boues exportées : un million d’euros en jeu
Le choix de l'emplacement pour cette conférence de presse est symbolique. Selon Riolacci, "les boues de Bastia sont exportées pour traitement sur le continent, engendrant des frais supplémentaires d'un million d'euros pour la régie, soit 5 % de la facture des abonnés". Il déplore le manque de solutions locales, alors que des méthodes écologiques comme le séchage et le compostage existent.
Il souligne que la question de l'eau est révélatrice de tensions sociales : "Le prix de l'eau est au même niveau que l'augmentation de 100 % de la taxe sur les ordures ménagères en 2021". Pour les foyers modestes, ce coût devient insupportable, avec une augmentation de 150 euros par an.
Une tarification progressive pour distinguer besoins essentiels et usages de confort
La liste "Bastia in Cumunu" préconise une réorganisation tarifaire. Francis propose un système en trois niveaux : gratuité pour les 15 premiers mètres cubes, un tarif réduit jusqu'à 80 m³, un tarif normal jusqu'à 200 m³, et une tarification majorée pour les usages non essentiels au-delà de ce seuil. Ce modèle tient compte des besoins des familles nombreuses, sans pénaliser les foyers de six personnes et plus.
En réponse aux préoccupations budgétaires exprimées par ICI RCFM, Riolacci affirme que divers leviers peuvent être actionnés. "En économisant un million d'euros sur l'exportation des boues, vous réduisez déjà le prix de 5 %". Il conclut en soulignant que les régies peuvent bénéficier d'aides pour les investissements nécessaires, rappelant que ces pratiques existaient par le passé.







