Le ministère de la Santé a annoncé un cas positif à la toxine céréulide, entraînant une vague de rappels.
Le ministère de la Santé a confirmé qu’un nourrisson hospitalisé en France a été diagnostiqué avec une contamination à la toxine céréulide, suite à la consommation d’un lait concerné par un rappel. Selon des informations rapportées par Radio France, l’analyse des selles de l’enfant a révélé des traces de cette toxine, même si cela ne prouve pas un lien direct avec ses symptômes.
Ce cas marque une étape importante dans l’enquête sur les produits laitiers pour bébés. « Ce résultat indique que l’enfant a été exposé à cette toxine, qui pourrait expliquer les malaises observés », a déclaré le ministère, tout en indiquant qu’il appartient à des experts de déterminer toute responsabilité. Les professionnels de santé et les toxicologues sont mobilisés pour explorer ce dossier.
Une série de rappels
Bien que le ministère n’ait pas divulgué de détails spécifiques sur l’enfant, Radio France précise qu'il a été hospitalisé à Montpellier début février après avoir ingéré un lait Gallia, produit par Danone. Pendant ce temps, en Belgique, huit nourrissons ont présenté des symptômes légers liés à une exposition à la même toxine.
En France, trois décès ont été signalés parmi les bébés ayant consommé des laits impliqués, un événement sans précédent au sein de l’Union européenne, accompagné d’une dizaine d’hospitalisations. Les autorités sanitaires ont agi rapidement, avec des rappels massifs de produits.
L’affaire a commencé en décembre, lorsque la marque Nestlé a rappelé plusieurs lots disponibles dans le monde entier en raison de la détection potentielle de céréulide, provoquant des vomissements graves chez les nourrissons. Depuis, d'autres marques, y compris Danone et Lactalis, ont suivi le mouvement en rapatriant leurs produits. L'analyse des échantillons des bébés français est effectuée dans un laboratoire belge, car la France n'a pas de structure capable de mesurer cette toxine à des niveaux critiques.







