Lors de son passage sur France 3, Manuel Bompard, député de La France insoumise dans les Bouches-du-Rhône, a solennellement demandé au gouvernement de prendre des mesures drastiques pour geler les prix de l'énergie. « Ce n'est pas aux plus démunis de supporter les conséquences d'une guerre dont ils ne sont pas responsables », a-t-il martelé.
« Il faut bloquer les prix du carburant, mais aussi ceux de l'électricité et du gaz », a réclamé le coordinateur de La France insoumise.
Bompard a également précisé que les grandes entreprises, qui ont réalisé des profits considérables pendant la crise du Covid, devraient être mises à contribution pour atténuer l'impact de cette situation sur les ménages. À ce sujet, il a insisté : « Ce ne sont pas les pauvres qui doivent trinquer. »
Dans un contexte où les prix à la pompe s'envolent, le SP95-E10, essence la plus consommée par les Français, a connu une hausse significative, atteignant 10 centimes de plus qu'au cours de la semaine précédente, avant l'escalade des conflits au Moyen-Orient. Les prix du gazole, eux, se sont envolés de 26 centimes pour atteindre 1,98 euro le litre, représentant une augmentation de 15%. Toutefois, les consommateurs bénéficiant du tarif réglementé de l'électricité n'ont pas encore subi de hausse de leur facture, celle-ci étant revue périodiquement.
Le gouvernement défend son action
Face à ces préoccupations, la cheffe des députés du Rassemblement national, Marine Le Pen, a suggéré de réduire les taxes sur les carburants pour amortir cette flambée des prix. Cependant, le gouvernement a fermement défendu sa position, en s'opposant à une quelconque baisse des taxes, insistant sur l'importance de ces ressources pour le budget de l'État. La ministre déléguée à l'Énergie, Maud Bregeon, a déclaré qu'une telle mesure serait « inconcevable », car elle pourrait engendrer un déficit de près de 20 milliards d'euros.
Les débats sur les prix de l'énergie ne sont pas nouveaux, ayant été exacerbés depuis la crise énergétique de 2022 liée à la guerre en Ukraine. Les consommateurs français se souviennent encore de l'époque où le gazole et l'essence avaient franchi la barrière symbolique des 2 euros le litre.







