À l'approche du premier tour des municipales 2026, Ouest-France a proposé un éclairage sur les candidats de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine). Jean-Michel Groisier, un militant d'extrême gauche, a déjà tenté sa chance en 2001 et 2008. Cette fois-ci, il représentera la Liste ouvrière, en s'opposant fermement à l'austérité et aux conflits guerres.
Nous sommes arrivés à Saint-Malo par un heureux hasard.
En 1989, lui et sa femme, tous deux fonctionnaires, ont souhaité quitter Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine). Nous avons demandé des mutations vers toutes les villes côtières de Bretagne.
Quand il a découvert que leur mutation était à Saint-Malo, il a dû consulter une carte pour voir où se trouvait cette ville dynamique.
Bien que sa femme soit bretonne, Jean-Michel a passé son enfance dans la Marne, élevé par un père menuisier et une mère au foyer, parmi trois sœurs. La mer ne faisait pas partie de mon environnement.
Son enfance s'est plutôt déroulée le long des rives de la Marne, où il s'adonnait à la pêche et jouait au rugby, ainsi qu’à la piscine, pratiquant le water-polo à un niveau compétitif de ses 10 à 18 ans.
Ce qui motive son engagement politique, c'est sa passion pour le rugby, qui lui a inculqué un esprit d'équipe et de solidarité. Comme le souligne François Petit, sociologue et expert en politique locale, l'expérience sportive de Groisier lui donne une approche unique et collective de l'engagement politique.
Dans le contexte actuel de mécontentement social, son aspiration à défendre les classes ouvrières et son souci pour les questions environnementales résonnent avec un électorat lassé des politiques traditionnelles.
En tant que candidat, Groisier se positionne comme un défenseur des droits sociaux, cherchant à mobiliser la population contre l'austérité ainsi que les conflits internationaux, et à faire entendre la voix des plus fragiles. Une ambition qui s'inscrit dans un paysage politique en constante évolution.







