Ce lundi, le collectif de lutte contre l’antisémitisme, « Nous Vivrons », a pris la parole lors des meetings de Sarah Knafo et Sophia Chikirou, à l'approche des élections municipales de ce dimanche. Le message du collectif se veut sans ambiguïté : « Pas d’antisémites dans nos mairies. »
Lors des événements au Dôme de Paris et à la Mutualité, les membres du collectif ont notamment critiqué le mouvement La France Insoumise (LFI), en rappelant les accusations d'antisémitisme qui pèsent sur Jean-Luc Mélenchon et ses partisans. Ce collectif, formé après les événements du 7 octobre, œuvre pour sensibiliser à la problématique de l'antisémitisme.
« Nous Vivrons » a déployé des pancartes et exprimé leur indignation à plusieurs reprises lors du rassemblement de Reconquête, qualifiant certains participants de « fascistes ». Sarah Knafo a même été interpellée pour diriger ses partisans vers le meeting de Chikirou, où la sécurité a dû intervenir pour évacuer les militants opposés.
Sarah Aizenman, présidente du collectif, souligne la nécessité d'intervenir dans le débat public, dénonçant une dynamique qui rapproche l'extrême gauche et l'extrême droite, nuisant aux valeurs républicaines. Elle note que cette situation a des répercussions directes sur la sécurité et le bien-être des Juifs en France.
« Ce sont les Juifs qui sont toujours les premières victimes », déclare Aizenman, ajoutant que LFI et Reconquête exploitent les tensions communautaires. Elle conclut, espérant que les électeurs parisiens ne se laissent pas duper par des discours qui instrumentalisent la lutte contre l'antisémitisme pour des fins politiques. Sa conviction est que la mobilisation du collectif aura un impact dans cette élection, limitant l'influence des candidates aux discours extrêmes.
« L’extrême droite se cachérise »
Les militants du collectif continuent de revendiquer une approche « très politique » mais « apartisane », visant à mettre fin à l'instrumentalisation de la communauté juive à des fins de division. Alors que le climat politique devient de plus en plus tendu, l’appel à une vigilance citoyenne résonne d'autant plus fort.







