À Nice, l'atmosphère politique s'échauffe alors que les municipales approchent. Christian Estrosi, actuel maire de la ville et représentant du mouvement Horizons, n'hésite pas à critiquer son concurrent pour le second tour, Eric Ciotti, candidat de l'ultradroite. Lors d'une intervention sur LCI, il s'est emporté, affirmant que son adversaire souhaitait "un bain de sang" dans la ville.
Sur LCI, le 17 mars, Estrosi n'a pas mâché ses mots. Il a évoqué les dispositions de sécurité mises en place à Nice pour assurer la protection face aux menaces terroristes, soutenant que Ciotti promettrait d'abolir ces dispositifs lors de son mandat. "Il souhaite un bain de sang dans ma ville", a-t-il déclaré, soulignant les conséquences néfastes qu'un tel programme aurait sur l'économie locale.
Estrosi a ajouté : "L’économie de Nice va plonger à la verticale, alors que nous avons œuvré à sa croissance." Il précise que la ville a besoin de continuer à organiser de grands événements pour stimuler l'attractivité économique et sociale. Ses propos laissent entrevoir une véritable inquiétude face à la potentielle victoire de Ciotti.
En réponse à ces accusations, Bruno Retailleau, président des Républicains, s'est abstenu de soutenir Estrosi, incitant les électeurs niçois à faire leur choix selon "leur âme et conscience". Cette prise de position indique des divisions au sein de son propre parti et souligne la complexité de la situation politique actuelle.
Les tensions entre Estrosi et Ciotti sont donc loin d'être apaisées, et le second tour promet d'être aussi animé que le premier. À mesure que le jour des élections approche, les citoyens de Nice se retrouvent face à un choix crucial concernant l'avenir de leur ville.







