Le 8 avril, l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a annoncé que le manchot empereur figure désormais dans sa liste rouge des espèces en danger. Ce majestueux oiseau, emblématique de l'Antarctique, fait face à un avenir incertain, aux côtés de l'otarie de Kerguelen, également nouvellement classée.
« Les effets du changement climatique poussent ces espèces emblématiques vers l'extinction », indique CNN. Ces créatures, appréciées du grand public, ont marqué les esprits grâce au film documentaire La Marche de l’empereur, sorti en 2005. L'inquiétude grandit alors que le déclin de la banquise menace leur habitat et leur survie.
En effet, un rapport de l'UICN avertit que « des modifications de la banquise pourraient entraîner une réduction de la population de manchots empereurs d'ici 2080 », avec des prévisions alarmantes évaluant leur nombre à moins de la moitié de la population actuelle. Bien que précédemment considéré comme "quasi menacé", l'établissement de cette classification rappelle l'urgence de la situation.
La population d’otaries de Kerguelen en chute libre
Le déclin de la banquise, particulièrement marqué depuis 2016, compromet la reproduction des manchots. « Si la banquise se brise trop tôt, des colonies entières peuvent sombrer, laissant les poussins vulnérables au froid et à la noyade », souligne The Guardian.
Parallèlement, les ressources alimentaires se raréfient, exacerbées par le changement climatique. Les poissons et le krill, essentiels à la survie des manchots et des otaries, sont en chute libre. Selon CNN, la population d'otaries de Kerguelen a diminué de plus de 50 % entre 1999 et 2025, aggravant encore les préoccupations concernant la chaine alimentaire marine.
Du côté des manchots empereurs, leur effectif a chuté de 10 % entre 2009 et 2018, représentant plus de 20 000 adultes disparus. Si ces tendances persistent, l’avenir de ces symboles de l'Antarctique semble de plus en plus menacé.







