Ce mercredi à Sartène, un événement qualifié de "petit miracle" par l'association U Levante, spécialiste de la protection de l'environnement, a eu lieu. La préfecture de Corse-du-Sud a décidé de ne pas délivrer les autorisations d'occupation temporaire (AOT) pour deux plages, celles de Murtoli et Erbaju, gérées par le prestigieux domaine hôtelier Murtoli, prisé par de nombreuses célébrités.
Les arrêtés préfectoraux adoptés par le directeur de la mer et du littoral, Riyad Djaffar, affirment que "la SAS MURTOLI n'est pas autorisée à occuper le domaine public maritime". Considérées comme des "plages à vocation naturelle" dans le Plan d'aménagement et de développement durable de la Corse (Padduc), ces plages ne laisseront plus de place aux transats de l'établissement.
Des autorisations contestées devant la justice
La préfecture n'a pas souhaité commenter cette décision qui survient alors qu'une enquête judiciaire est en cours concernant des fraudes à l'urbanisme, impliquant la mise en examen de Paul Canarelli, fondateur du domaine Murtoli. U Levante déclare que "depuis des années, l'État vient de délivrer deux AOT illégales à Paul Canarelli pour occupier les plages avec matelas, parasols et corps-morts".
Selon l'association, "l'illégalité de ces AOT, récurrentes chaque année, a été signalée à plusieurs reprises à l'État". U Levante a également annoncé avoir déféré les décisions de 2024 au tribunal administratif, en espérant un jugement favorable. Selon leurs responsables, "cette action judiciaire semble avoir incité l'État à revoir sa position".
Cette situation fait écho à la préoccupation croissante pour la préservation des espaces naturels en Corse, un enjeu crucial alors que la pression touristique ne cesse d'augmenter. Les opinions des experts s'accordent à dire que des décisions telles que celle-ci sont essentielles pour la protection des richesses environnementales de l'île.







