Les actions des pêcheurs, qui ont débuté le 7 avril par le blocage des ports commerciaux en Corse, ont pris une nouvelle ampleur avec l'adhésion des agriculteurs depuis le 8 avril. Ces professionnels expriment leur mécontentement face à la flambée des prix du carburant. La rencontre avec le préfet n’a pas permis de trouver un terrain d’entente, selon France 3.
La situation se développe rapidement dans les ports commerciaux de Corse. Après une réunion avec le préfet d’Ajaccio le 8 avril, les pêcheurs ont constaté que les discussions n’avaient pas abouti, alors que des agriculteurs s'étaient solidarisés avec eux, selon France 3. Le syndicat Via Campagnola a organisé un barrage filtrant au port de commerce d’Ajaccio pour renforcer cette mobilisation.
Les revendications portent sur le coût du carburant, essentiel pour les activités des deux secteurs. Jean-Dominique Musso, président de Via Campagnola, a déclaré : "Nous partageons la justesse du mouvement initié par les pêcheurs. Tous nos outils opérationnels dépendent du carburant et il est devenu insupportable de faire face à ces hausses."
Une nouvelle réunion prévue avec le préfet
Lors de la rencontre de mercredi, les dirigeants des pêcheurs ont fait savoir que les négociations avec le préfet Éric Jalon n'avaient pas permis de réduire les tensions. Bien qu’aucune solution n'ait été trouvée, les ports de Propriano et de l’Île-Rousse ont été partiellement ouverts pour laisser passer des produits essentiels.
Joseph Sanna, secrétaire général du syndicat des pêcheurs, a exprimé son inquiétude : "Nous avons dû permettre le passage des bateaux, mais cela pourrait nous priver de leviers pour de futures négociations". Une nouvelle rencontre est prévue le 9 avril, et Sanna a ajouté : "Nous irons écouter les propositions qui nous seront faites et nous déciderons de la suite à donner à cette mobilisation."







