Depuis 6 heures ce mardi 7 avril, les six ports de commerce de Corse sont fermés. Pêcheurs et bateliers, irrités par la flambée des prix du pétrole, réclament des mesures immédiates pour atténuer l’écart de prix entre l'île et le continent. Un seul bateau, en raison d'une urgence médicale, a pu traverser les flots de cette mer agitée.
"Aucun bateau ne sortira ou ne rentrera". Tels sont les mots de Joseph Sanna, le porte-parole des 140 pêcheurs professionnels de Corse, alors qu’ils protestent contre les coûts exorbitants du carburant. À titre d'exemple, il souligne le déséquilibre en déclarant : "Il y a trois jours, le gasoil détaxé était à 0,89 euros à La Rochelle, tandis qu’à peine trois jours plus tard, il atteignait 1,45 euros chez nous." Cette situation est jugée intolérable par la communauté maritime (France 3).
Les ports d'Ajaccio, de Bastia, de Bonifacio, de L'Ile-Rousse, de Porto-Vecchio et de Propriano sont bloqués. Dans un communiqué poignant, les pêcheurs clament : "Nous sommes à l’agonie". Ils exigent des compensations concrètes pour le prix du carburant, en plus des 20 centimes par litre offerts au début du mois d’avril. Ils appellent également à une table ronde avec les dépôts pétroliers de l'île pour harmoniser le coût du carburant avec celui du continent.
Pas de déblocage tant qu'un protocole d'accord n'est pas signé
Les pêcheurs corses demeurent intransigeants. Ils souhaitent des garanties solides et ne se contenteront pas de promesses. Joseph Sanna affirme : "Nous ne lèverons le blocage qu'après la signature d'un protocole d'accord". Bien conscients des désagréments causés aux habitants, ils estiment ne pas avoir d'autre choix. La préfecture de Corse a déjà convoqué à une table ronde les syndicats et les pêcheurs pour le lendemain, mais l’invitation reste sans réponse pour le moment.
En conséquence, aucun passage n’a été possible aujourd’hui, sauf pour ce ferry exceptionnel, qui a pu effectuer une traversée, mais seulement pour des raisons médicales, à 11 heures.







