Maire de Porto-Vecchio et leader du groupe Avanzemu au sein de l'Assemblée de Corse, Jean-Christophe Angelini affiche un optimisme mesuré après les récentes élections municipales. Réélu dès le premier tour le 15 mars dernier, il reconnaît des revers dans certaines zones, notamment à Zonza et Bastia, où son mouvement, le PNC, a été battu par le camp de Gilles Simeoni. Malgré cela, Angelini considère le bilan plus que favorable.
Des ambitions pour 2028
« Nous avons enregistré des succès notables dans de nombreux villages », avance-t-il, croyant fermement à un avenir différent pour la région. Angelini évoque la nécessité de créer une dynamique d'alternance d'ici 2028. Tout en restant maire de Porto-Vecchio, il envisage des alliances stratégiques tant avec des forces de gauche qu’avec des éléments de droite.
Un acteur à part entière
Il s'érige en interlocuteur sérieux, contestant le statu quo : « Je ne suis pas là pour être le vassal de quiconque », insiste-t-il. Sa critique des leaders nationnalistes actuels se fait sans détour : « Ils mènent la Corse vers une impasse », affirme-t-il, tout en appelant à un retour à des priorités plus concrètes et moins symboliques.
L'écharpe tricolore, un objet de débat
Lors de son discours, Angelini aborde le fiasco lié à l'écharpe tricolore portée par Gilles Simeoni lors de sa prise de fonction, qui a été rapidement enlevée. Pour lui, ce geste, bien que symbolique, ne devrait pas occulter les véritables préoccupations des citoyens, telles que le pouvoir d'achat ou les problématiques liées à l'habitat. « Ce genre de geste ne fait trembler personne à l'Élysée », précise-t-il, en appelant à un bénéfice tangible pour la population.
En somme, Jean-Christophe Angelini émerge comme une figure proactive dans l'échiquier politique corse, déterminé à transformer des défis en opportunités, tout en appelant à une action concrète qui bénéficie vraiment aux citoyens.







