Ce mardi 7 mars, environ quarante salariés de C-Logistics, la filiale logistique de Cdiscount, se sont mobilisés à Cestas sous l'égide de la CGT et de Force Ouvrière. Leur objectif principal : obtenir une augmentation salariale et une prime d'intéressement substantielles.
Ils persistent dans leur démarche. Après deux précédentes journées de grève les 2 et 9 mars, ces travailleurs ont à nouveau répondu à l'appel des syndicats, se rassemblant dès 9 heures du matin devant les vastes entrepôts de la société.
Des revendications multiples et pressantes
RÉmi Dias, délégué syndical CGT, souligne : « Nous essayons de faire entendre nos voix.» En raison des négociations annuelles obligatoires (NAO) jugées insatisfaisantes, les syndicats engagent désormais un bras de fer avec la direction pour faire valoir leurs demandes. « Nous avons récolté 200 signatures pour une pétition, organisé deux jours de grève, et demandé une réunion avec notre PDG, Thomas Métivier. Mais la situation reste inchangée. Nous voulons un véritable dialogue, » renchérit le syndicaliste.
Au cœur des revendications figure une demande d'augmentation de 150 euros bruts pour les employés, ainsi qu'une hausse de la prime d'intéressement et le paiement des jours de carence. Les travailleurs insistent également sur la nécessité d'embaucher une trentaine de personnes supplémentaires. « Bien que nous atteignions nos objectifs, il n'y a pas de reconnaissance de nos efforts. Nous sommes prêts à travailler, à condition que notre travail soit valorisé, » ajoutent-ils avec insistance.
La direction de Cdiscount, contactée par les journalistes de « Sud Ouest », a défendu sa position en affirmant avoir maintenu le pouvoir d'achat de ses employés en ajustant les salaires au moins en fonction de l'inflation, avec une augmentation de 1,4 % et une révision de la grille salariale.
Après ce premier rassemblement, un second s’est tenu plus tard dans la journée, devant le siège de l’entreprise sur les quais de Bacalan à Bordeaux. Cependant, aucune rencontre avec la direction n'a été orchestrée. « Nous prévoyons de nous réunir prochainement avec Force Ouvrière pour discuter des prochaines étapes et mobilisations », précise Rémi Dias.







