Face à une recrudescence des arrêts maladie, le ministre du Travail et des Solidarités, Jean-Pierre Farandou, a présenté, le 9 avril, un nouvel arsenal pour lutter contre l’absentéisme. Parmi les initiatives phares, un "kit de prévention" à destination des entreprises, un "bouton d’alerte" pour signaler les absences suspectes, ainsi qu'un renforcement des contrôles dans les sociétés les plus touchées. Ces mesures prennent sens dans un climat de tensions avec les syndicats et en plein débat parlementaire.
Le gouvernement met l'accent sur la prévention : "Pour s’attaquer au problème de la maladie, il faut privilégier la prévention", a affirmé Farandou sur TF1. Ce "kit de prévention" sera accessible dès ce vendredi sur le site du ministère du Travail, facilitant ainsi l'élaboration de plans d’action pour les entreprises. La loi impose déjà aux employeurs d’assurer la santé physique et mentale de leurs salariés, par le biais d'initiatives de formation et de sensibilisation.
Parallèlement, un "bouton d’alerte" sera instauré, permettant aux employeurs de signaler plus facilement à l’Assurance maladie les absences répétées ou douteuses. "Un chef d’entreprise pourra demander à la caisse nationale d’assurance maladie de déclencher des contrôles", a précisé le ministre. Ce système devrait être opérationnel d'ici la fin de l'année.
des contrôles massifs dans les entreprises les plus touchées
En complément de ces mesures, un renforcement des contrôles est prévu. D'après des sources syndicales citées par BFMTV, jusqu’à 680.000 vérifications pourraient avoir lieu dans les entreprises ayant les taux d’absentéisme les plus élevés, sur une période à définir. Cette initiative, faisant suite à des indemnités record de 12 milliards d’euros en 2025, vise à contenir les coûts tout en garantissant un environnement professionnel sain.







