Le 9 avril, le Liban a observé une journée de deuil national après des bombardements israéliens qui ont causé plus de 200 victimes. Cette escalade ravive les tensions chroniques entre les deux nations, faisant ressortir les traumatismes d'une histoire marquée par des invasions répétées et des cessez-le-feu fragiles.
Suite aux frappes sur Beyrouth et sa banlieue sud, bastion du Hezbollah, la situation est devenue critique. Les bombardements ont causé plus de 800 blessés, rendant compte d'une intensification du conflit qui persiste depuis des décennies.
Ce jeudi-là, l'armée israélienne a révélé avoir ciblé plus d'une centaine de sites liés au Hezbollah, qualifiant cette opération de « plus grande frappe coordonnée » depuis le début des hostilités avec l'Iran. Comme l'indique la correspondante de
Le Monde, cette offensive s'inscrit dans une montée des tensions qui remonte à plusieurs décennies.
En effet, le Liban a longtemps été un champ de bataille entre Israël et différentes factions, des années de confronte entre l'OLP et l'État hébreu ayant débuté après la déclaration d'indépendance d'Israël en 1948. Les années 1970 ont été marquées par des invasions et des conflits ; par exemple, l'Opération Litani de 1978 visait à établir une zone de sécurité au sud du Liban, mais a également laissé des séquelles durables sur les relations bilatérales.
Les conflits ont continué d'évoluer, comme l'illustre l'Opération « Paix en Galilée » de 1982, qui a vu la montée en puissance du Hezbollah. Cette faction, soutenue par l'Iran, a pris les armes contre l'armée israélienne dans un climat de violence exacerbée. D'après des experts, les atrocités commises à Sabra et Chatila pendant cette période continuent de hanter la mémoire collective.
Plus récemment, les violations du cessez-le-feu sont devenues de plus en plus fréquentes, aggravées par les tensions dans la région ainsi que par l’implication croissante du Hezbollah dans des conflits étrangers, y compris en Syrie. France 24 souligne que chaque escalade mène à une réponse militarisée disproportionnée, renforçant le cycle de violence.
En guise de conclusion, les récents événements témoignent d'une guerre d'usure qui perdure, où le souvenir des luttes passées résonne à travers les fractures de la société libanaise. Celles-ci demeurent des obstacles importants à la paix et à la réconciliation dans cette région meurtrie.







