Le principal accusé a initialement reconnu sa présence sur les lieux de la tragédie, mais s'est rétracté six mois plus tard, invoquant une "pollution" liée à l'autopsie d'Agathe Hilairet.
Didier Laroche, 61 ans, attend son procès depuis septembre 2025. Cet homme, déjà condamné pour plusieurs viols, est suspecté d'avoir tué la joggeuse de 28 ans, disparue le 10 avril 2025 alors qu'elle courait dans le bois de Vivonne. Son corps a été retrouvé le 4 mai, dissimulé sous des débris, et des traces génétiques ont été identifiées, rapportent les informations du Parisien.
Aveux et reconsidérations
Les enquêteurs de la gendarmerie de Poitiers ont rapidement orienté leurs investigations vers Laroche, qui avait déjà purgé 20 ans de prison pour des agressions sur des joggeuses. Interpellé le 10 septembre, il avait brièvement reconnu avoir été avec Agathe, admettant avoir porté "deux coups" qui auraient causé sa mort, comme l’indique une déclaration de la procureure citée par Actu Orange.
Une lettre de rétractation
Cependant, le 28 mars 2026, La Nouvelle République a révélé qu'il avait envoyé une lettre de six pages à la juge, dans laquelle il contestait ses précédentes déclarations. Ce revirement repose sur une notion de "pollution" durant l'autopsie, selon des informations recueillies par Le Parisien.
Deux ADN retrouvés sur les affaires d'Agathe appartenaient à d'autres individus, initialement considérés comme suspects. Des enquêtes sont en cours pour clarifier cette situation, bien que des explications aient été données concernant un possible transfert d'ADN lors de l'autopsie par un mauvais nettoyage de la surface de travail.
Une enquête entachée de doutes
Ce "raté" dans l'expertise médicolégale a permis l'émergence d'une "défense bizarre" de Laroche, selon un proche du dossier, faisant naître des questions sur la fiabilité des procédures en cours. Alors que l'affaire continue d'évoluer, elle soulève des incertitudes sur la véracité des témoignages et la rigueur des enquêtes.







