Le ministre des Affaires étrangères français, Jean-Noël Barrot, a annoncé, vendredi, que des mesures judiciaires étaient en cours concernant les traitements inhumains subis par des ressortissants français de la Flottille pour Gaza au cours de leur détention en Israël.
'J'ai décidé hier de porter à la connaissance de la procureure de la République une situation alarmante, en vertu de l’article 40 du code de procédure pénale', a déclaré Jean-Noël Barrot sur France Inter.
Ce dernier a mis en lumière la base de son intervention, un rapport détaillé d'un consul général en Turquie. Ce document évoque des accusations graves, allant de violences sexuelles à des humiliations répétées.
Barrot a estimé que ces faits pouvaient constituer des infractions pénales. Samedi dernier, il avait déjà pris la décision significative d’interdire l’entrée sur le territoire français au ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, après qu'une vidéo montrant des militants à genoux, les mains liées, ait été diffusée.
Peu avant l'annonce de la saisie judiciaire, les avocates représentant les membres français de la Flottille ont dénoncé un 'simulacre de condamnation' de la part de la France et ont refusé de rencontrer le ministre pour discuter du sujet.
Ces avocates ont également prévu d'intenter une action en justice pour les violations graves subies par les militants, incluant des accusations de tortures et d'humiliations extrêmes.
Une flotte d'environ cinquante navires avait quitté la Turquie le 14 mai avec l'intention déclarée de briser le blocus imposé par Israël sur la bande de Gaza, qui endure depuis deux ans les ravages de la guerre.
Les autorités israéliennes ont annoncé avoir interpellé pas moins de 430 militants, parmi lesquels 37 ressortissants français, tous expulsés le jeudi suivant.







