Patrick Bruel, l'iconique chanteur et acteur français, se retrouve plongé dans une tourmente judiciaire sans précédent. Faisant actuellement l'objet d'une enquête pour viol, il est aussi visé par une plainte pour tentative de viol et agression sexuelle, tout en niant vigoureusement les faits.
Les révélations ont été initialement publiées par le site d'investigation Mediapart, et ont été confirmées auprès de l'AFP par des sources bien informées, ainsi que par le parquet de Saint-Malo. Une plainte a été déposée à Paris, tandis qu'une enquête a été ouverte à Saint-Malo, en Bretagne.
Mediapart a également mentionné des témoignages de six autres femmes signalant des violences sexuelles survenues entre 1992 et 2019. Parmi elles, l'une était mineure lors des faits décrits. Christophe Ingrain, l'avocat de Patrick Bruel, a vivement réagi, affirmant que ces accusations étaient basées sur une construction fictive.
Le célèbre interprète de 'Place des Grands Hommes' et 'Casser la voix', âgé de 66 ans, maintient qu'il n'a jamais dépassé les limites. « Je n'ai jamais forcé quiconque à un geste ou un rapport sexuel », a déclaré son conseil juridique. Il a également rappelé que certains faits évoqués avaient déjà été tranchés par la justice, avec des enquêtes précédentes classées sans suite en décembre 2020.
Un incident notoire s'est produit à Perpignan, où une masseuse a accusé Bruel d'agression sexuelle pendant une séance de massage en juillet 2019. D'autres enquêtes préliminaires concernant des accusations d'exhibition et de harcèlement sexuel avaient été ouvertes en Corse, sans résultats concrets pour le moment.
Cependant, des plaintes récentes ont refait surface, notamment une nouvelle plainte déposée le 30 septembre 2024 à Saint-Malo, où une femme accuse Bruel d'un viol survenu en octobre 2012, lors du festival du Film britannique de Dinard.
La plainte pour tentative de viol et agression sexuelle a été déposée le 12 mars dernier par Daniela Elstner, directrice générale actuelle d'Unifrance, comme l'indique une autre source. Les faits reprochés remontent à novembre 1997 au festival du Film français d'Acapulco, au Mexique. Selon les déclarations de son avocate, Jade Dousselin, cette démarche est davantage liée à un besoin de libération qu'à une volonté de sanction.
Daniela Elstner aurait d'ailleurs consulté son avocate en 2019 pour évoquer le mouvement #MeToo en France, partageant son histoire personnelle avec beaucoup d'émotion.
Des témoignages inquiétants sont également rapportés, comme celui de Maïdi Roth, compositrice et productrice, qui a décrit une rencontre avec Bruel à Acapulco. Elle raconte une agression où il aurait tenté de lui imposer des avances malgré ses réticences. « Avec le recul, j’ai compris que cela n’avait rien à voir avec de la séduction, j’étais juste un objet à posséder », a-t-elle déclaré.







